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<rss version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"><channel><title>Tout Et Rien - réflexion</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/</link><description>L'internet c'est mieux avec des humains au bout</description><atom:link href="https://toutetrien.lithio.fr/category/reflexion/feed.xml" rel="self"/><lastBuildDate>Wed, 28 Jan 2026 00:00:00 +0100</lastBuildDate><item><title>Rencontres Hivernales du Libre 2026</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/rencontres-hivernales-du-libre-2026/</link><description>&lt;p&gt;Il y a quelques jours, du 23 au 25 janvier, j'étais en Suisse, à Saint-Cergue pour les &lt;a href="https://rencontreshivernalesdulibre.ch"&gt;Rencontres Hivernales du Libre&lt;/a&gt;. J'y ai été invité par &lt;a href="https://tooting.ch/@oinska"&gt;Oinska&lt;/a&gt;, l'un des organisateurs. Et quand il m'a dit que je pouvais proposer quelque chose si j'avais une idée, je me suis dit que c'était l'occasion de donner une conférence sur XMPP.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;L'arrivée&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En arrivant je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à mon ami Lovis IX qui nous a malheureusement quitté en septembre. On s'était déjà rendus aux Rencontres Hivernales du Libre en 2020 et c'était à cette occasion que j'avais fait avec lui ma première conférence pour Exodus Privacy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis arrivé le vendredi soir vers 19h00 après 8 heures de train… sous la neige ! Oinska et &lt;a href="https://social.chalec.org/@neox"&gt;Neox&lt;/a&gt; étaient venu m'accueillir à la gare et on a fait un rapide crochet à l'hôtel avant de rejoindre le Centre du Vallon : le grand bâtiment municipal qui accueille l'événement avec une grande salle avec estrade pour les conférences, un réfectoir pour les stands et les repas, une salle atelier en dessous et un abri de la protection civile convertie en dortoir pour dormir sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce soir-là c'était repas et discussions avant d'aller dormir, car la journée suivante aller être chargée. J'ai apporté les dernières modifications aux diapositives de ma présentation du lendemain et dodo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le samedi matin, après un petit-déjeuné varié (étaient disponibles au réfectoire différent muesli, des croissants, lait, café, fruits, jus, etc), j'ai écrit sur des feuilles mon déroulé pour la conférence de l'après-midi. J'ai ensuite rejoint la salle « Atelier » pour assister à la présentation de Neox « L’hébergement éthique comme Commun ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me suis aussi baladé près des différents stands des associations pour voir ce qu'elles faisaient, bavarder avec plusieurs et même faire un petit test de radio via Mumble. Sans oublier bien sûr de récupérer quelques stickers !&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Une table ronde&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le samedi après-midi, après avoir assisté à la conférence « Se réapproprier les techno-logies : un point de vue libroféministe » de &lt;a href="https://mamot.fr/@Khrys"&gt;Khrys&lt;/a&gt;, j'ai participé à une table ronde « Geek et diversité : est-ce possible ? ». Je n'étais pas sur d'y participer quand on me l'a proposé par mail avant l'événement, car je ne savais pas si j'avais vraiment des choses intéressantes à apporter sur le sujet, ni si c'était vraiment ma place. J'ai finalement dit oui quand le matin même Khrys m'a demandée si je voulais y participer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une ou deux heures avant cette table ronde, &lt;a href="https://tooting.ch/@egermond"&gt;Emmanuelle&lt;/a&gt;, qui y participait aussi et l'animait est venue me voir pour se présenter et on a pu discuter un peu du format. Ça m'a rassuré de savoir qu'il y avait une personne pour animer et modérer la discussion si besoin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc partagé les micros avec &lt;a href="https://framapiaf.org/@bookynette"&gt;Bookynette&lt;/a&gt;, Emmanuelle et Khrys autour de questions sur l'inclusion dans le numérique, l'accessibilité, l'école, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Ma conférence&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas le temps de descendre de l'estrade, tout de suite après la table ronde c'était ma conférence de 16h00 « XMPP ou comment ne pas réinventer la roue : Messagerie fédérée et sécurisée en 2026 ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai ouvert mon ordinateur, lancé ma présentation ainsi que mon chrono et commencé la conférence. Un format assez classique de 45 minutes de présentation et 15 minutes de questions/réponses durant lequel j'ai tenté de présenter le problème des produits de messageries instantanées, ce qu'est XMPP en vulgarisant son fonctionnement, les clients existants que je trouve chouettes et un petit passage sur l'hébergement de serveur avant de parler des communautés qui font vivre cet écosystème.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu quelques questions ensuites, dont j'avais anticipé la plupart.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après être descendu de l'estrade, plusieurs personnes sont venues discuter du sujet avec moi. Une personne m'a dit que ça lui avait donné envie de réessayer XMPP. Ça m'a fait très plaisir.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Parenthèse : faire une conférence&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Pas mal de personnes après ma conférence sont venues aussi me dire à quel point c'était clair et surtout que je semblai très à l'aise durant la présentation. Je leur ai dit que j'avais l'habitude, car il ne faut pas oublier que j'ai 11 ans de théâtre derrière moi (même si ça commence à dater un peu).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je voudrais justement revenir un peu sur ça : aussi à l'aise et tranquille que j'étais sur scène, ça ne veut pas dire que tout était facile. Je suis le genre de personne à stresser avant une représentation mais pas vraiment pendant celle-ci. Même durant mes années de théâtre je n'ai jamais eu le trac sur scène, les jours précédents oui, pendant les répétitions aussi, mais le jour-même non.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette conférence de 45 minutes je l'ai répété 2 fois durant la semaine précédente : j'étais tellement stressée qu'à ce moment je l'ai faite en 23 minutes, car je parlais trop vite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dis aussi ça afin que les personnes qui me lisent ne pensent pas que je suis une personne « trop talentueuse » : ce n'est pas du talent, c'est du travail et des répétitions. Mais je le dis aussi pour vous dire que si jamais vous avez toujours eu peur de vous lancer dans ce genre d'exercice car même en vous entrainant vous êtes stressé, alors essayez quand-même. Ça ne sera peut-être pas votre truc… Mais peut-être que si… Peut-être que comme moi vous trouverez soudain ce plaisir de présenter ce que vous aimez et le fruit de vos efforts à des personnes qui sont là justement pour vous écouter leur raconter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oubliez pas aussi qu'il existe bien des manières de faire une présentation, le format « conférence » n'est pas le seul et ne repose pas sur un modèle unique : vous pouvez rester dans un coin de la scène ou gigoter de droite à gauche comme moi, avoir un diaporama ou non, présenter debout ou assis·e, lire vos notes ou improviser, intéragir avec la salle si vous en avez envie, jouer des personnages, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout est possible du moment que ça tient dans la durée choisie.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Échange de clés et fin de journée&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Après ma présentation, Neox est venu en discuter avec moi et m'a proposé de valider nos clés OMEMO respectives sur XMPP. Une mini &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Key_signing_party"&gt;« Key signing party »&lt;/a&gt; s'est alors improvisée : nous étions plusieurs à scanner à tour de rôle le QR Code des un·e et des autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après toutes ces émotions, le repas du soir était autour d'une poutine… puis de crêpes… puis d'une mousse au chocolat… et enfin d'un gâteau au chocolat décoré à la pâte à sucre pour fêter la 10eme édition de l'événement !&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Dernières conférences, interview et fondue&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 25 au matin j'ai assisté à la conférence sur « La base des musiques libres de l’émission Libre à Vous » avant de faire une interview de 10 minutes avec Julie pour sa chronique &lt;a href="https://www.libreavous.org/a-la-rencontre-du-libre"&gt;« À la rencontre du libre »&lt;/a&gt; dans l'émisssion de l'April &lt;a href="https://www.libreavous.org"&gt;« Libre à vous »&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y ai parlé de mon parcours dans le libre et de la beauté d'internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après ça le midi c'était fondu, que j'ai pu rapidement manger avant de devoir aller prendre mon train de retour, grâce à une détourneuse de caquelon.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Un événement libre politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au final, quand on regarde le programme des RHL on se rend compte que, comme le dit un camarade, on n'est pas sur un événement avec « juste des mecs qui se paluchent sur un langage exotique, une librairie trop précise ou un soft de niche pendant 2h » : entre les tables rondes sur la diversité et l'art libre, les explications sur la création de &lt;a href="https://www.projets-libres.org"&gt;podcasts libres&lt;/a&gt; ou l'écriture collaborative, les conférences sur l'hébergement éthique comme commun, la résilience des radioamateurs ou la réappropriation des techno-logies à travers un point de vue libroféministe, on se rend bien compte que les personnes qui organisent cet événement ont une vision clairement politique du libre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ça se comprenait aussi très bien à travers les différentes discussions : des personnes clairement de gauche avec une volonté d'organiser un événement inclusif et accueillant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bien sur, comme ça arrive parfois dans le libre, on tombe sur quelques relous. J'ai eu droit à la complotiste antivax qui m'a demandé pourquoi je portais un masque et qui a commencé à me dire que les vaccins n'étaient pas testés, etc. Heureusement des camarades qui l'ont entendu ont commencé à lui répondre, ce qui m'a permis d'arrêter là la discussion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs en parlant de masque, en dehors de cette complotiste, absolument personne ne m'a embêté ni fait de remarques désobligeantes sur le fait que je portais un masque FFP2. D'ailleurs, quand j'ai parlé de ça avec l'organisation avant de venir à l'événement, ils ont compris plusieurs de mes besoins, ont répondu à mes questions et m'ont trouvé une chambre d'hôtel afin que je puisse dormir seul·e sans mon masque plutôt que dans l'abri de la protection civile avec tout le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était donc un très chouette événement du libre et l'occasion de rencontrer (ou revoir) &lt;a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/AFK"&gt;AFK&lt;/a&gt; des camarades comme Ewen, Khrys, Neox, Oinska, &lt;a href="https://tooting.ch/@siegi"&gt;Siegi&lt;/a&gt; et d'en rencontrer de nouveaux.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Note : je mettrai cet article à jour avec les liens vers la captation vidéo de la table ronde et de la conférence quand celles-ci seront disponibles.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Wed, 28 Jan 2026 00:00:00 +0100</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2026-01-28:/article/rencontres-hivernales-du-libre-2026/</guid><category>réflexion</category><category>événement</category><category>informatique</category><category>libre</category><category>internet</category><category>xmpp</category></item><item><title>C'est pas de l'informatique, c'est de la politique</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/c-est-pas-de-l-informatique-c-est-de-la-politique/</link><description>&lt;p&gt;Tiens je vais tenter d'écrire un peu les trucs qui me passent par la tête quand je lis des choses en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent quand des personnes « libristes » ou « qui parlent de trucs style Linux, etc » parlent de dangers des GAFAM, de capitalisme numérique, et autres pour dire à quel point c'est dangereux, on voit des personnes dire « encore des trucs techniques » ou « moi j'y comprends rien aux ordinateurs et à internet » ou « oui mais tout le monde ne peut pas connaître tout ça, on a pas le temps de connaitre tout ça ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui m'agace parfois quand je lis ça ce n'est pas la phrase, c'est ce qu'elle rate : quand on vous parle de ces sujets on n'est pas en train de vous parler de numérique, on est en train de vous parler de politique ! Et c'est toute la problèmatique ici : le fait que même dans les « milieux de gauches », le capitalisme et le fascisme ont réussi à vous faire croire qu'on vous parle de technique quand on vous parle de politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le numérique est un sujet qui a été rendu si effrayant au fil des années que toute discussion le concernant est vue par certain·es comme « truc technique » et engendre un évitement immédiat à la limite du réflexe. Et disons-le : c'est aussi malin que terrible. Réussir à faire stopper la réflexion politique autour d'un enjeu majeur, car il y a dedans « un truc d'ordinateur » c'est incroyablement malin, car ce n'est plus « on en parle pas car ce n'est pas un sujet utile » mais « on en parle pas car c'est chiant et un truc de geek et tout le monde veut pas avoir bac+5 en informatique comme vous, les gens normaux ont besoin de trucs qui marchent ». Oui nous aussi on a besoin de trucs qui marchent, mais qui marchent à quel prix ?&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Expliquer les enjeux politiques quand on parle du numérique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Faisons un peu notre autocritique sur un point :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Expliquer le numérique c'est complexe. Expliquer le numérique à travers un axe politique l'est d'autant plus. Car expliquer des enjeux politiques tangibles à quelqu'un de politisé c'est « relativement » simple, mais expliquer les enjeux politiques d'un domaine précis ça nécessite très souvent d'expliquer (en partie du moins) les enjeux de ce domaine. Si je veux vous expliquer les enjeux politiques de par exemple « la centralisation des services numériques aux USA » alors je dois pour ça vous expliquer ne serais-ce qu'un peu le fonctionnement de certains bouts d'informatiques et du fonctionnement d'internet. Tout comme si je veux comprendre les enjeux politiques autour de l'agriculture intensive alors je dois comprendre certains bouts du fonctionnement de l'accès aux graines et à l'eau, chose que souvent seule une personne du domaine pourra m'expliquer. Mais le numérique est un domaine qu'on a réussi à faire « détester » à une majorité de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voilà, nombre de « libristes », de « geek/nerd » qui sont dans ces domaines, ne sont pas forcément bons pour expliquer politiquement ces enjeux numériques. Je vais prendre pour exemple un classique, quelque chose que vous avez du entendre des tonnes de fois :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;quand une personne tente de vous expliquer l'importance de ne pas être sur une plateforme centralisée et vous dit « si tu n'as rien à cacher alors c'est ok que je mette une caméra dans ta chambre ou ta salle de bain ? Et je peux avoir ton numéro de carte de crédit ? ». Cet exemple est très fréquent et je l'ai moi-même utilisé il y a quelques années, et pourtant il est mauvais. Il appuie sur un côté individuel et « irréaliste » : personne ne fait ça et quand bien même vous diriez oui l'exemple n'est pas clair.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques années j'étais passé sur une version que je trouvais mieux de cette phrase : « tu n'as rien à cacher ? ouais pas de soucis, de toute façon je m'en fiche de savoir des choses sur toi. Mais tu peux me dire : ta sœur elle est lesbienne ? C'est quoi le numéro de sa copine ? Ton pote musulman il va à quelle mosquée ? ». C'est plus clair et retire le côté individuel, ça permet de mettre en avant l'impact collectif des informations numériques. Mais c'est toujours pas parfait niveau explications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis j'aime bien reprendre la technique simple évoquée par Benjamin : « Arrêtez de décrire l'outil, quand vous décrivez l'outil il est magique et il est beau. Décrivez ce qu'ils font avec. Ne décrivez pas de l'IA générative, dites qu'ils s'en servent pour empêcher les chômeurs d'avoir accès à leurs droits. »&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Mes tentatives&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Il y a quelques années j'ai cofondée avec des camarades l'association Exodus Privacy : on a essayé de parler de politique aux personnes à travers l'axe numérique. On a vu des choses absolument ignobles dans les téléphones. Ce n'est pas les logiciels directement qui étaient ignobles hein, la plupart étaient même très malins, c'est ce qu'ils faisaient avec qui était ignoble !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a vu des applications qui envoient des données sur des bébés qui ne sont pas encore nés à Facebook, des applications utilisées pour traquer des personnes immigrées, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On tente souvent en conférence d'expliquer qu'une permission souvent vue comme « anodine » peut avoir de graves conséquences : la permission &lt;code&gt;lister le nom des applications installées sur le téléphone&lt;/code&gt;, avec simplement les noms des app on peut déterminer facilement votre âge, votre genre, votre orientation sexuelle, votre religion, si vous êtes parent, l'âge de vos enfants, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, faire de la vulgarisation politique autour des enjeux numériques c'est complexe. Surtout quand les personnes à qui on tente de parler nous disent qu'on devrait moins parler de numérique, moins parler de technique, moins parler d'informatique. On essaye, on fait comme on peut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi j'essaye d'écrire beaucoup, de vulgariser, de proposer des solutions, de faire des tutoriels, d'accompagner, de construire nos futurs désirables au présent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais surtout j'essaye de faire comprendre aux personnes à qui je parle que : non, vous n'avez pas besoin d'avoir un bac+5 en informatique pour comprendre, vous n'avez pas besoin d'être libriste/geek/nerd pour saisir les enjeux politiques du numérique, vous n'êtes pas plus bêtes que nous qui avons étudié ces sujets et ce même si des entreprises veulent vous le faire croire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent je suis en colère quand je lis « oui mais nous on y comprend rien à l'informatique », car ça m'énerve de voir que c'est comme si quelqu'un à qui je dis « la construction de nos villes autour de la voiture est un gros problème, faut qu'on trouve des solutions » me répondait « mais nous on y comprend rien à vos trucs de mécanique et BTP »… Oui il faut connaitre un peu de mécanique et BTP pour comprendre le sujet, mais ça loupe le cœur du problème, l'aspect politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors oui, parfois on se loupe, on explique mal, on explique pas avec les bons exemples, parfois mêmes certains n'expliquent pas pour les bonnes raisons, mais réussir à s'intéresser au numérique permet réellement d'en comprendre les enjeux politiques.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;La suite&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme souvent dans ces cas, je tente d'être une personne ressource. Car oui, on sait bien que personne n'a le temps d'étudier, comprendre et agir sur tous les sujets. C'est d'ailleurs une problèmatique à laquelle sont confrontés nombre de militant·es et c'est pourquoi il faut selon moi cesser certaines formes de « pureté militante » qui font sentir que tout le monde devrait être très informé de tous les sujets tout le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis complètement naze sur plein de sujets : je n'ai pas de connaissances approfondies sur le racisme, je ne suis pas précisement au courant des aspects géopolitiques concernant les génocides en cours, ma compréhension des luttes d'accès à l'eau se résume à ce que des camarades m'ont dit un soir, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a certains sujets que je maîtrise plutôt bien, voir très bien : le fonctionnement d'internet et de certaines infrastructures numériques, le fonctionnement de plateformes centralisées ou non, les outils d'accès et chiffrement de l'information, des bouts des enjeux politiques du numérique, etc. Je connais ces sujets, car je me suis justement concentré dessus longtemps et fort. Je les ai étudiés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi je pense que se constituer en groupes spécialisés permet de faire gagner du temps, de l'énergie et d'être plus efficace : j'ai des interrogations sur un sujet autour du racisme ? Ok je sais que tel collectif est bon sur ça, je vais voir ce qu'ils ont écrit ou leur poser la question. Je me demande comment fonctionne l'accès à l'eau dans telle région ? Ok, je sais que tel groupe bosse sur le sujet. Une personne ou un collectif à des questions sur un sujet numérique ou besoin d'une ressource pour héberger son site ? Ok, iels savent qu'iels peuvent venir me voir ou tel collectif pour ça.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc oui, même si ça semble relou, car y a des termes techniques, car c'est encore un truc de logiciel libre, car ça ressemble encore à un truc moins pratique qu'un produit d'entreprise : quand on vous parle de numérique, on vous parle de politique.&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Sat, 17 Jan 2026 00:00:00 +0100</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2026-01-17:/article/c-est-pas-de-l-informatique-c-est-de-la-politique/</guid><category>réflexion</category><category>informatique</category><category>politique</category><category>libre</category></item><item><title>Hackers (1995) : Toujours culte 30 ans plus tard</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/hackers-1995-toujours-culte-30-ans-plus-tard/</link><description>&lt;p&gt;&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hackers"&gt;&lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; est un film écrit par &lt;a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Rafael_Moreu"&gt;Rafael Moreu&lt;/a&gt; et réalisé par &lt;a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Iain_Softley"&gt;Iain Softley&lt;/a&gt; sortie le 15 septembre 1995. Il met en scène un groupe de six hackers tentant de démonter la machination du directeur de la sécurité d'une firme pétrolière ayant créé un virus pour voler 25 millions de dollars et leur faire porter le chapeau. À sa sortie il rapporte 7,5 millions de dollars pour un budget d'environ 20 millions, est descendu par la critique et est encore aujourd'hui qualifié sur &lt;a href="https://www.rottentomatoes.com/m/hackers"&gt;Rotten Tomatoes de « histoire clichée et décevante sans inspiration »&lt;/a&gt;. Et je vais vous expliquer pourquoi je pense que ce film sorti il y a pile 30 ans est un de ceux avec les meilleures représentations et compréhension de ce qu'est la culture hacker.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Les films de hacking et moi&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer, j'adore regarder des films de hacker ou qui traite du hacking (ou de l'informatique en général). J'essaye d'en voir plein, qu'ils soient bien… ou pas. Par exemple, j'adore le film &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Wargames_(film)"&gt;WarGames&lt;/a&gt; sortie en 1983 qui est un excellent film anti-guerre qui parle principalement du fait que la machine ne remplace pas l'humain (ajoutez-le à votre liste de films à voir si ce n'est pas déjà fait).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que ce qui fait un bon film de hacker ce ne sont pas juste des scènes de pianotage sur un clavier ou une bonne mise en scène mais avant tout le message que l'on souhaite faire passer et si ce message est en accord avec les valeurs et visions du monde que je considère comme faisant partie des mentalités de la culture hacker. Et sur ce sujet je dois dire que &lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; est surprenant. Et plus on creuse, plus on se rend compte à quel point ce film un peu un ovni parmi les films du genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne me souviens plus quand je l'ai vu pour la première fois, mais je me rappelle que j'avais bien rigolé devant : des scènes rythmées et hautes en couleur, des répliques inattendues (surtout si on regarde en français !), une histoire simple mais efficace et des musiques qui déchirent (par &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Prodigy"&gt;Prodigy&lt;/a&gt;, &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Underworld_(groupe)"&gt;Underworld&lt;/a&gt; et &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Orbital_(groupe)"&gt;Orbital&lt;/a&gt; entre autres) ! Puis je l'ai revu une seconde fois et je me suis demandé « Pourquoi il ne me fait pas le même effet que d'autres films de hackers ? » et je me suis mis·e à analyser ce film, à le regarder par morceau et surtout à le regarder en version originale (en anglais donc) et là j'ai compris…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; n'est pas un film qui utilise les hackers pour raconter une histoire. C'est un film qui utilise une histoire pour nous faire comprendre les hackers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et contrairement à ce que beaucoup de personnes semblent penser, il le fait très bien. Mais pour ça il faut déjà le regarder en VO, car la traduction française est en bonne partie faite par des personnes qui n'ont juste pas compris le film (ni le &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Leet_speak"&gt;leet speak&lt;/a&gt; d'ailleurs) mais aussi ne pas s'attendre à voir quelque chose de techniquement réaliste : on est là pour comprendre les valeurs de la culture hacker et pourquoi iels sont cools (des personnes qui font du roller, ont des bipeurs et ont l'air aussi queer sont forcément cools… non ?).&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Représentation&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme ce film est assez sympa avec sa représentation des hackers, je vais en parler en plus de la représentation qui est faite de la police et de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Les hackers : un groupe diversifié&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Parlons un peu de représentation des hackers donc : habituellement dans ces films le héros est plutôt un jeune homme blanc ayant entre 16 et 25 ans, génie de l'informatique. &lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; valide en partie ce cliché à travers du personnage de Crash Override (oui iels ont des pseudos qui déchirent) qui est en plus le cliché du gamin qui a piraté la bourse depuis sa chambre et est interdit d'approcher un ordinateur jusqu'à sa majorité (et porte des lunettes de soleil en intérieur, ouais y a quand-même quelques clichés classiques). Mais Crash n'est que l'un des six héros : celui qui sert à introduire le spectateur à l'univers des hackers new-yorkais, le nouveau du coin qui découvre les personnages et les lieux en même temps que nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a également par ordre d'apparition à l'écran : The Phantom Phreak, un expert du &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Phreaking"&gt;phreaking&lt;/a&gt; (le hacking des réseaux téléphonique). Acid Burn, la hackeuse qui a dégagé Crash du réseau TV. Joey, un jeune « novice » en hacking. Cereal Killer, un anarchiste. Lord Nikon, un hacker connu pour sa mémoire photographique et son &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ing%C3%A9nierie_sociale_(s%C3%A9curit%C3%A9_de_l%27information)"&gt;ingénierie sociale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui l'un des personnages principaux est une femme. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser dans un film sur l'informatique, Acid Burn n'est pas ici pour être uniquement le « love interest » : Il est clair qu'elle est sexualisée mais Crash l'est aussi en partie à travers une scène miroir avec Acid Burn. Et surtout, elle n'est pas là pour être « la fille qui n'y connais rien en informatique », au contraire elle est montrée comme étant l'égale de Crash en termes de compétences de hacking. Ça nous change du personnage avec uniquement le rôle de la « femme support ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et oui, il y a également deux héros latino-américain et afro-américain. &lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; voulait coller à la représentation multiculturelle des groupes de hackers. On notera par ailleurs qu'en dehors d'Acid Burn qui a une vie aisée, la plupart des protagonistes ne semblent pas rouler sur l'or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hackers sont représentés comme un groupe soudé au sein de leur communauté locale mais aussi par-delà les frontières : à la fin c'est grâce à la coopération de groupes de hackers à travers le monde que les héros arrivent à gagner du temps puis à détruire le super-ordinateur de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On a bien sur aussi la représentation des hackers qui ne pensent qu'au profit à travers le personnage de Eugen (The Plague) et on comprend bien que ces derniers ne sont pas considérés comme de vrais hackers adhérant à la culture. Et il est absolument incroyable : un méchant façon nanar comme on les aime, option manteau en fourrure, skateboard, mimiques et citations inattendues.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;La police : au service des entreprises&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Durant le film on voit principalement 3 agents des services secrets : L'agent Gill, chef des services secrets qui coffre les hackers, aime se montrer à la télévision et qualifie les hackers de terroristes. Ray, un agent qui semble versé dans le milieu informatique et qui ne semble pas adhérer entièrement aux valeurs anti-hacker de ses collègues. Un agent non nommé, qui lis un manifeste hacker (un bout de celui de &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Loyd_Blankenship"&gt;The Mentor&lt;/a&gt;) en le qualifiant de propagande communiste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police fonctionne main dans la main avec l'entreprise pour enfermer les hackers qui sont considérés comme de dangereux voleurs et terroristes.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;L'entreprise : entité glaciale pour hackers anti-social&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;L'antagoniste principal, The Plague, est le seul hacker du film à travailler pour une entreprise. C'est lui qui envoie un ordinateur portable à Crash avec un message vidéo lui expliquant le « nouvel ordre mondial » dans lequel selon lui les hackers sont des samouraïs au service des gouvernements et entreprises qui ont besoin d'eux. Il est l'image des « hackers » corporates égoïstes qui considèrent les non-hackers comme « du bétail » et veulent s'enrichir sans considération pour le commun.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Montrer le hacking&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand un film qui parle de hacker ou d'informatique ne plaît pas, c'est parfois (souvent ?) aussi car les scènes de hacking sont mauvaises, incohérentes, voir totalement absurdes. Surtout pour un public d'expert en informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup qu'en est-il dans &lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Les interfaces&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Montrer du hacking (ou plus généralement de l'interaction avec un ordinateur) au cinéma passe majoritairement par de la FUI (Fictionnal User Interface) : C'est tout un métier que de réfléchir et concevoir des interfaces graphiques pour des films afin de faire comprendre aux spectateur·ices l'enjeu de ce qui se déroule à l'écran sans perdre les personnes les moins techniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains films ou séries sont connus pour leurs scènes totalement absurdes comme dans la série NCIS où &lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=kl6rsi7BEtk"&gt;deux personnages tapent en même temps sur le même clavier&lt;/a&gt;. D'autres sont adulés pour leur réalisme comme l'usage des vraies commandes &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nmap"&gt;&lt;code&gt;nmap&lt;/code&gt;&lt;/a&gt; et &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Secure_Shell"&gt;&lt;code&gt;ssh&lt;/code&gt;&lt;/a&gt; dans &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Matrix_(film)"&gt;Matrix&lt;/a&gt; ou encore les nombreuses scènes de la série &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mr._Robot_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)"&gt;Mr Robot&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce plan, &lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; a fait rire beaucoup de personnes. Entre la découverte du programme malveillant qui dessine des arabesques aux tons oranges/mauves psychédélique avec des formules mathématiques et les scènes de hacking sur les ordinateurs de chacun des protagonistes qui ont tous une interface spécifique pour leurs ordinateurs, plus amusantes les unes que les autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Beaucoup de personnes ont trouvé ça ridicule : « C'est pas réaliste », « c'est du n'importe quoi, encore un film qui pige pas ce qu'est l'informatique », etc. Et c'est un peu ce que j'ai pensé lors de mon premier visionnage du film il y a quelques années. Mais en le revoyant une seconde fois, il m'a paru évident que ces interfaces ne sont pas l'œuvre d'une personne qui « n'a rien compris » mais au contraire de quelqu'un qui a bien cerné l'état d'esprit des hackers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Déjà les interfaces des ordinateurs pour commencer : Elles ont toutes des couleurs chaudes, avec des icônes, symboles et fond d'écrans qui reflète la personnalité de la personne qui possède la machine. Elles sont agencées différemment, ne marche clairement pas de la même manière. Elles représentent bien la diversité des individus et leur créativité. À contrario l'interface du Gibson, le super-ordinateur de l'entreprise pétrolière, n'est faite que de couleurs froides, le système de fichier est représenté par un ensemble de tours transparentes faisant directement référence aux immenses immeubles d'un quartier d'affaire, tout comme le super-ordinateur qui est représenté par une immense tour parcourue d'électricité. On est face à un monolithe glacial, symbole de l'entreprise qui transforme les humains en numéros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis le programme malveillant : Quand nos personnages le découvrent c'est systématiquement au travers d'une scène durant laquelle ils ouvrent le fichier et ce dernier révèle une animation de rubans orangés sur fond mauve composés de formules mathématiques qui danse sous les yeux du hacker qui ne peut détacher son regard de l'écran alors que ce dernier éclaire son visage. Ce n'est &lt;strong&gt;pas&lt;/strong&gt; une incompréhension de ce qu'est un programme (dont on verra par la suite une représentation bien plus classique et cohérente avec la réalité, en hexadécimal), c'est une licence poétique. Le but de cette scène n'est pas de nous montrer le programme tel qu'il est vraiment mais tel qu'il est aux yeux du hacker expert qui le découvre : une œuvre d'art. Un programme bien écrit et pensé, et ce malgré son objectif égoïste.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Le matériel&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le matériel joue un rôle tout aussi important que l'interface, on se souvient des ordinateurs de fiction par leur aspect physique : l'œil rouge dans le rectangle noir de HAL dans &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2001,_l%27Odyss%C3%A9e_de_l%27espace"&gt;2001, L'Odysée de l'espace&lt;/a&gt;, le WOPR de &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Wargames_(film)"&gt;WarGames&lt;/a&gt; avec ses nombreuses diodes, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les ordinateurs portables des héros de &lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; sont tous modifiés : L'écran de Cereal Killer est encadré de motifs psychédéliques, celui de Lord Nikon arbore une feuille et un sticker « Supreme », celui d'Acid Burn a un grand sticker « K » sur le capot et un requin, etc (il faudra d'ailleurs que j'écrive un article à propos des stickers sur les ordinateurs un jour). Une scène montre Crash Override qui peint son clavier, les ordinateurs sont des objets importants pour les héros, ils en prennent soin et les personnalise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En parlant de clavier, on peut également citer celui de Joey, dont la majorité des touches sont couvertes de stickers visiblement faits main, venant surement de magazines.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À contrario les ordinateurs des antagonistes sont tous « nus » : pas de décoration, pas de spécificité, des machines « sans âme ». The Plague a un ordinateur terne dans son bureau, sans la moindre décoration, totalement impersonnel et intégré au sein des locaux de l'entreprise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idem pour le Gibson, super-ordinateur de l'entreprise, qui est représenté majoritairement par une salle technique dans laquelle les tours de verre du système de fichiers sont physiquement présentent. Un immense écran trône au centre de la salle, devant lequel un grand pupitre de commande constitué de deux claviers translucides sans la moindre indication servira de poste de contrôle au hacker malveillant pour lancer ses attaques contre les héros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sinon les héros ont aussi des bipeurs (&lt;a href="/article/jai-un-bipeur/"&gt;comme moi d'ailleurs&lt;/a&gt;) pour s'envoyer des messages, des rollers, et des tenues incroyables : entre les hauts absolument fabuleuuuuuuuuuuux de Phreak, Joey avec sa casquette à l'envers, l'incroyable veste de Cereal Killer et bien sur les tenus en latex, on a droit à de sacrés costumes. D'ailleurs, &lt;a href="https://www.youtube.com/@HackersCurator"&gt;les vidéastes de Hackers Curator&lt;/a&gt; en ont recréé certains.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;La production du film&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce film nous montre différents aspects de l'éthique des hackers : des personnages imprégnés de culture populaire, qui veulent un accès libre à l'information, acceptant dans leurs groupes toute personne qui a fait ses preuves ou désire les faire. Un groupe diversifié (même si on est sur un anti-racisme très « on ne voit pas les couleurs », quelques scènes du film soulignent le racisme des médias et de la police). À ce sujet Janet Graham, co-productrice du film, dira : « Voici ces jeunes brillants, qui sont multiethniques, multiculturels et issus de toutes les strates de la société. Ni nerds ni terroristes, ils sont devenus experts dans un domaine dont la plupart d'entre nous commencent à peine à comprendre les implications. ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il montre aussi l'une des parties moins acceptable des communautés hackers : leur élitisme. Tout le long du film les différents héros se qualifie de « elite » pour dire qu'ils sont des hackers confirmés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgré les critiques qui lui sont faites, &lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; serait donc un bon film de hackers ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, d'ailleurs quand on se penche un peu sur les références qui parsèment l'intrigue, on se rend bien compte qu'on n'est pas face à un film dont le scénariste ignore tout de la culture hacker et cyberpunk de l'époque. La première scène de hacking inclus de l'ingénierie sociale, on retrouve des références au phreaking et à des auteurs de science-fiction cyberpunk, on souligne l'importance de l'identité choisie à travers les pseudos, on cite des titres de livres classiques et &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_du_hacker"&gt;le manifeste hacker de The Mentor&lt;/a&gt;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on regarde le parcours de Rafael Moreux, le scénariste, ça n'a rien de surprenant : intéressé par l'informatique depuis sa jeunesse, il a pour les besoins du film rencontré des hackers du &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2600:_The_Hacker_Quarterly"&gt;2600&lt;/a&gt; (un magazine de hack lancé dans les années 80 et dont l'éditeur utilise le pseudo de… Emmanuel Goldstein), passé du temps avec de jeunes hackers harcelés par le gouvernement pour comprendre leur vie, participé à des conventions. Et les actrices et acteurs ont passé trois semaines ensemble pour apprendre à taper sur un clavier, comprendre la culture hacker, participer à des conventions et apprendre à se connaître.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce film n'est donc pas un navet ni même mauvais, c'est une ode à la contre-culture hacker et cyberpunk avec cette patte des années 90.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Hackers&lt;/em&gt; est un film à la fois divertissant et authentique dont le scénariste a pris à cœur de représenter fidèlement l'esprit hacker et de la culture cyberpunk des années 80 et 90. Une histoire simple, des personnages hauts en couleur, des scènes de hack mémorables et de super citations. Même s'il n'a pas eu de succès à sa sortie, il est depuis considéré comme culte et particulièrement apprécié au sein de communautés de hackers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un super film à voir et revoir, même 30 ans plus tard, entre hackers et non-hackers pour partager nos états d'esprits et se souvenir qu'en informatique, comme dans les autres domaines, tout ce qu'on veut c'est :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Hack the planet!&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Mon, 15 Sep 2025 00:00:00 +0200</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2025-09-15:/article/hackers-1995-toujours-culte-30-ans-plus-tard/</guid><category>réflexion</category><category>film</category><category>hacking</category></item><item><title>Mon enfance sur internet</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/mon-enfance-sur-internet/</link><description>&lt;p&gt;Depuis quelques années, je vois de plus en plus de personnes sur les réseaux sociaux (et ici sur le fédiverse) avec "MDNI" dans leur biographie. MDNI signifie "Minor Do Not Interact" (« Mineurs n'intéragissez pas avec moi » en français) : c'était par le passé surtout présent sur les comptes publiant du contenu sexuel et ça s'est démocratisé pour qu'aujourd'hui plein de personnes soient fières de montrer leur &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%82gisme"&gt;âgisme&lt;/a&gt;. Je ne vais pas revenir sur le fait que les enfants sont majoritairement mal considérés et font partie d'une catégorie de personnes discriminée comme les femmes, personnes handi, etc. J'étais tombé sur &lt;a href="https://blog.hellbeast.eu.org/Fedi%20fucking%20sucks%20(as%20a%20minor)"&gt;cet article&lt;/a&gt; et du coup j'ai eu envie de raconter un peu comment s'est passée mon enfance sur internet.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Premiers contacts avec les ordinateurs&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Avant de parler de mon enfance sur internet, je vais parler de mon enfance avec les ordinateurs. Car contrairement à plein de personnes avec qui j'ai discuté, l'accès à l'internet est arrivé plus tard dans mon foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre, en termes d'informatique c'était plutôt tôt : mon père n'était pas vraiment fan des ordinateurs et ça ne l'intéressait pas plus que ça (chez la plupart des personnes du milieu informatique avec qui j'ai discuté c'est souvent le père qui initie à l'info, mais pas chez moi). Par contre ma mère avait pu voir les ordinateurs un peu à son boulot et même avant et donc l'année de ma naissance elle a senti que ça serait surement important que ses enfants se familiarisent avec ce genre de chose (elle avait bien pigé le courant). Donc elle a acheté un ordinateur avec Windows 95 : Pour l'anecdote, elle m'a raconté qu'elle croyait que les personnes qui livraient l'ordinateur aller lui installer ou au moins un peu lui expliquer mais non, donc elle s'est farci le manuel de 900 pages (c'était l'époque où on était encore assez malin pour filer des manuels), a appris à installer tout ça et à l'utiliser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup vers mes 2 ans j'ai commencé à utiliser l'ordinateur familial, surtout en jouant à &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Adibou_2"&gt;Adibou 2&lt;/a&gt; et d'autres jeux comme tous les enfants. Et rapidement elle m'a appris un peu les bases sur ce qu'est un fichier, un dossier, un copier-coller, etc (et puis le manuel de l'ordinateur c'est un livre comme un autre, donc quand y a plus rien à lire sur le moment…).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi j'adorai ça les ordinateurs, donc vers 2005 je crois, quand mon oncle l'a accompagné acheter un nouvel ordinateur sous Windows XP, j'ai hérité du Windows 95 dans ma chambre. C'est la première fois que j'ai eu un ordinateur réellement à moi. Toujours sans internet bien sur. Je m'éclatai à jouer mais aussi à programmer un peu avec le peu qu'il y avait sur la machine (donc typiquement du Visual Basic), on avait pu avoir quelques programmes piratés, comme la suite Microsoft Office. Du coup comme j'avais pas de connaissance et pas d'accès internet je ne pouvais me reposer que sur des livres un peu trop vieux sur le sujet. J'ai codé des programmes de test, des jeux pour mon frère, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Internet est arrivé&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Quand je suis rentré au collège c'était du coup un peu plus dur, car je suis vraiment devenu l'un des rares enfants à ne pas avoir d'accès internet à la maison, ni de téléphone portable. Du coup cette année-là (vers 2007) ma mère nous a fait la surprise à mon frère et moi : elle avait déjà fait toutes les démarches et venait de recevoir la Livebox d'Orange, qu'elle avait caché derrière une porte et nous l'a montré. Il nous a bien fallu 30 secondes pour réaliser que c'était pour avoir un accès internet. Une connexion super rapide qui pouvait monter jusqu'à 700 ko/s en ADSL ! Et oui, contrairement à certaines personnes avec qui je discute parfois, moi je n'ai pas connu le bas débit à la maison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et au début je ne pigeai vraiment rien à internet, personne ne m'a rien expliqué en dehors de « ça c'est l'icône internet » (en parlant du navigateur web &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Explorer"&gt;Internet Explorer&lt;/a&gt;). Je partais avec beaucoup moins de connaissances que mes 2-3 potes du collège, tout le monde avait un compte &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Windows_Live_Messenger"&gt;MSN&lt;/a&gt; et moi je ne pigeai riennnnn (&lt;em&gt;insérer ici un mec de Linkedin qui dit "ouuiiii les milleniaaaaals, les digitaaaal natiiiiiive"&lt;/em&gt;). Mais l'avantage d'avoir des potes nerds et sympa c'est qu'ils m'ont tout expliqué et j'ai vite appris à savoir chercher sur le web et là c'était vraiment foutu : je suis devenu complétement dingue du réseau. Ça m'a éclaté de pouvoir aller partout dans le monde, j'ai commencé à chercher des adresses FTP, j'ai téléchargé plein de documents sur l'informatique que je trouvais sur des FTP des universités, des trucs qui expliquaient les ordinateurs, les réseaux, le web, etc. Et surtout je pouvais parler avec mes potes par écrit et même par audio avec cet incroyable logiciel qu'est &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/TeamSpeak"&gt;Teamspeak&lt;/a&gt; !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est très difficile de retranscrire cette incroyable sensation que j'avais à l'époque (et encore aujourd'hui par moment) lors de l'exploration du web, des protocoles, etc. Les liens qui se font petit à petit dans ma tête en même temps que les connexions se font entre ma machine et les serveurs partout sur la planète. Faire voler en éclat cette image d'un internet monolithe, avec la réalisation que le réseau est un tout, une fantastique galaxie, une grande toile faite d'enchevêtrements de fils, de câbles et d'humains.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;IRC&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi à ce moment-là que j'ai découvert &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Internet_Relay_Chat"&gt;IRC&lt;/a&gt;, le protocole qui permet de discuter facilement en ligne avec plein de personnes dans des salons thématiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai traîné dans des salons qui parlaient d'informatique mais aussi de discussions générales sur tout et n'importe quoi. Le plus important pour moi était que personne ne savait rien de moi : iels n'avaient aucune idée de mon nom (juste mon pseudo), mon genre, mon âge, ma ville, etc. Je pouvais poser des questions, discuter et même m'engueuler avec des personnes et j'étais traité comme les autres (attention, je ne dis pas que le sexisme n'existait pas par exemple, avoir un pseudo jugé "féminin" sur IRC c'était comme ailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux pas m'empêcher d'ailleurs de citer un passage de &lt;a href="https://indymotion.fr/w/1XH8yery5LSNpGpi716rxH"&gt;la conférence gesticulée de Lunar « Informatique ou libertés ? »&lt;/a&gt; à ce sujet, à 18 minutes :&lt;/p&gt;
&lt;div class="highlight"&gt;&lt;pre&gt;&lt;span&gt;&lt;/span&gt;&lt;code&gt;— Lunar : […] La façon dont on abordait les gens c&amp;#39;était un peu particulier en général. Ça se faisait par &amp;quot;slt asv&amp;quot;. Alors y a des gens qui se souviennent de ce que ça veut dire ? &amp;quot;slt&amp;quot; ? &amp;quot;salut&amp;quot; ouais, et &amp;quot;asv&amp;quot; ?

— Personne du public : Âge sexe ville

— Lunar : Tu sors ! Non pardon. Âge sexe ville, en fait je dis &amp;quot;tu sors&amp;quot; parce que nous, sur le salon où on était, on avait écrit un programme, un robot, et dès que les gens ils écrivaient &amp;quot;asv&amp;quot; et ben paf on les mettait dehors ! Automatique quoi. Mais parce qu&amp;#39;en fait, on voulait profiter du tchat et de cette particularité du tchat pour se rencontrer sans aprioris, sans préjugés quoi. C&amp;#39;était pas comme Facebook, y avait pas besoin de rentrer un nom, un prénom, une date de naissance, une photo, sa ville, etc. Il suffisait juste de rentrer un pseudo et hop on pouvait se mettre à discuter.

[…]

— Lunar : Et alors moi ça m&amp;#39;arrange bien en fait, car du coup en 95 en fait j&amp;#39;ai 13 ans, j&amp;#39;habite dans une cité du 93 […]. Le tchat ça me fait un espace de découverte, de réflexion, de rencontres en fait. Ça me fait un espace d&amp;#39;expérimentation sociale. Et aussi ce truc, on me traite pas comme un gamin en fait.
&lt;/code&gt;&lt;/pre&gt;&lt;/div&gt;

&lt;p&gt;J'ai tellement aimé IRC que je ne l'ai jamais quitté. Encore aujourd'hui je traine sur plusieurs salons IRC (vous pouvez en trouver sur ma page « À propos » et venir dire bonjour).&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Premier site web, bricolages et découverte de Linux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;À cette époque il m'a suffi de quelques mois avec un accès internet à la maison pour vouloir faire mon propre site web. Mais vous vous rendez compte ! On peut écrire des pages avec tout ce qu'on veut dire dessus et c'est en ligne et des personnes peuvent le lire ! Du coup avec mes potes nerds on avait fondé un club de science au collège et on a commencé à vouloir avoir notre site web et on l'a fait. Mon meilleur pote de l'époque a enregistré une adresse chez un hébergeur web (et s'est planté dans le nom d'ailleurs, car on pigeait pas tout non plus, comme le DNS) et on a fait ce premier site avec des outils &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/What_you_see_is_what_you_get"&gt;WYSIWYG&lt;/a&gt;. Il est d'ailleurs toujours en ligne aujourd'hui depuis plus de 16 ans (non vous n'aurez pas l'adresse ahah).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, ensuite c'est mon père qui a finalement eu un accès internet chez lui vers 2009. Et comme mon père son truc c'était les vides-greniers, marchés aux puces, brocantes, etc (qui est une passion qu'il m'a transmis) il m'a appris à marchander des prix pour récupérer des ordinateurs. Parfois aussi il en trouvait sur le bord de la route, jeté, et me les ramenaient. C'est comme ça que j'ai commencé à bidouiller le matériel pour trouver plusieurs composants dans des ordi qui ne marchent plus et les assembler pour obtenir un ordi qui marche « un peu ». J'en ai fait 3-4 comme ça. C'est comme ça que j'ai appris les différents types de RAM, de CPU, les branchements, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sauf que forcement je ne pouvais pas installer Windows sur ces ordi, leur config volait pas forcément bien haut, mais surtout j'avais pas de copie de Windows et le piratage j'y connaissais vraiment rien. Sauf que comme j'avais lu plein de documents d'universités sur les serveurs web et FTP, j'avais vu que le truc qui revenait souvent c'était Linux et surtout Debian. Et ça je pouvais le télécharger car y avait un lien dans les documents et fallait juste graver ça sur un disque. Donc j'ai mis Debian sur ces machines (Debian 6.0 venait à peine de sortir à l'époque, j'ai encore le CD) et j'ai commencé à faire des serveurs web, de partage de fichier pour ma famille, etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est à cette époque que je me suis passionné pour le calcul partagé. J'étais tombé sur des papiers du &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/SETI@home"&gt;projet SETI@home&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/seti-at-home_screensaver.png"&gt;&lt;img alt="Écran de veille montrant les données analysées par un ordinateur hébergeant le projet SETI@home" src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/seti-at-home_screensaver.png"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Je peux vous assurer que cet écran de veille je l'ai vu longtemps sur mon ordi&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Du coup j'ai appris à faire marcher le projet &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kerrighed"&gt;Kerrighed&lt;/a&gt; puis &lt;a href="https://en.wikipedia.org/wiki/LAM/MPI"&gt;LAM/MPI&lt;/a&gt; sur ces 4 ordinateurs fabriqués en vrac et branchés dans mon placard, chez mon père. C'était vers la fin du collège.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/cluster.jpg"&gt;&lt;img alt="Groupe de 4 ordinateurs avec un clavier et un écran, dans un placard" src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/cluster.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'ailleurs pour l'anecdote : quand j'étais en 2nd au lycée, en sciences de l'ingénieur on devait réaliser un projet en groupe. Donc avec mon meilleur pote on a fait un cluster de calcul partagé, avec 3 ordi que j'ai ramené. C'était pas hyper puissant, mais on a pu démontrer que ça marchait et que les applications étaient utiles pour la recherche. Et on a aussi bien fait flipper le mec responsable du réseau du lycée.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Auto-hébergement : avoir mon espace sur l'internet&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sauf que bon, c'est sympa d'avoir des ordi dans un placard, mais je ne pouvais pas les laisser allumés 24 heures sur 24 car ça bouffe du jus ou alors… Il faudrait un ordinateur qui consomme vraiment peu d'électricité tout en ayant de bonnes capacités et qui puisse rester allumé tout le temps. Et justement à ce moment le Raspberry Pi B venait de sortir, avec son port Ethernet 100 Mbps et 512 Mo de RAM ! C'est la première fois que j'ai demandé un cadeau pour Noël à mes parents (qui en avaient marre que je ne leur demande jamais rien).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est donc là que je suis tombé dans l'auto-hébergement et que je n'en suis jamais parti : encore aujourd'hui le serveur dans mon salon est un Raspberry Pi 4 qui habrite mes services, fichiers et sites web (dont celui sur lequel vous lisez ces lignes). Mon premier Raspberry Pi marche encore et est branché 24 heures sur 24 chez l'un de mes anciens amoureux à qui je l'ai offert quand il avait eu besoin d'un serveur.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Du coup, pour revenir sur cette histoire de MDNI : moi j'ai pu me construire correctement sur internet et y grandir grâce à des espaces sympa où mon âge n'a jamais été un souci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement voilà, grandir sur internet dans les années 2000 ce n'était pas la même chose que grandir sur internet aujourd'hui. Et je ne sais pas si c'est flagrant actuellement, mais j'ai peur de voir cette tendance du MDNI continuer de grossir, particulièrement dans les milieux de gauche et encore plus particulièrement dans les milieux queer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On doit créer des espaces où les personnes de moins de 18 ans sont les bienvenues. Parce que toutes les études nous démontrent un accès à internet de plus en plus jeune. Parce que si nos réseaux libres, comme le fédiverse, ne leur sont pas accessibles alors ce sont nos communautés qui ne leur seront pas non plus. Parce que si les milieux de gauche ne veulent pas des mineur·es, ceux de droite et extrême-droite se feront un plaisir de les acceuillir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'oubliez pas qu'internet et les intéractions typiques qui s'y déroulent forment politiquement les personnes qui y participent, pas que techniquement parlant. Et que exclure arbitrairement une personne de ces intéractions et donc de cette éducation politique précieuse en raison de son âge c'est aussi l'exclure de la vie sociale et politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pensez-y quand vous rédigez les règles de vos espaces communautaires et vos Codes de Conduite.&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Mon, 10 Mar 2025 00:00:00 +0100</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2025-03-10:/article/mon-enfance-sur-internet/</guid><category>réflexion</category><category>enfance</category><category>informatique</category><category>irc</category><category>internet</category><category>autohébergement</category></item><item><title>Télévision Philips des années 70</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/television-philips-des-annees-70/</link><description>&lt;p&gt;Aller hop on va se plonger dans les années 70 ! Vous l'aviez pas vu venir hein … (&lt;em&gt;si, c'est dans le titre&lt;/em&gt;). Il y a 3 semaines, j'ai sauté sur l'occasion de récupérer un lot de 3 &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Magn%C3%A9toscope"&gt;magnétoscopes&lt;/a&gt; &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Video_Home_System"&gt;VHS&lt;/a&gt;, un rembobineur électrique, 2 kits de nettoyage VHS/&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Betamax"&gt;Betamax&lt;/a&gt;/CD/&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cassette_audio"&gt;Cassette audio&lt;/a&gt; et… 187 VHS (ça fait beaucoup de VHS !). Mais ce dont je vais vous parler aujourd'hui c'est d'une surprise. Car en récupérant ce lot, la personne qui me l'a filé a ajouté « Tient j'ai aussi cette vieille télévision, je ne sais pas si elle marche, si vous voulez je vous la file gratos. ». Étant une personne raisonnable qui ne va pas s'encombrer inutilement d'une télévision dont on ne sait même pas si elle march… Je l'ai prise bien sur !&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Première vérification&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le soir même, après avoir vérifié, rembobiné et classé les VHS par ordre alphabétique, je branche la télévision.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle fonctionne, affiche de la neige et produit du son, parfait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon but était si possible d'avoir au moins l'image et là tout marche. À présent il va falloir trouver un moyen de lui transmettre ce que je veux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ça je vais jeter un œil tout autour…&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;La télévision&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-avant-allumee.jpg"&gt;&lt;img alt="Télévision des années 70 grise et marron sur un faux plancher et devant un mur jaune. Munie d'un écran cathodique bombé aux rebords noirs affichant de la neige sur la gauche et des commandes sur la droite. Le panneau de contrôle comporte de haut en bas : 8 boutons poussoirs sur deux colonnes dont on distingue uniquement les numéros 1, 4, 5, 6, 7 et 8 ; 2 faders verticaux l'un à côté de l'autre pour régler la luminosité et le contraste ; Une molette texturée pour régler le volume ; L'inscription « Philips » ; Un bouton poussoir de mise sous tension ; Une prise casque jack." src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-avant-allumee.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle est donc composée sur sa face avant d'un écran bombé de 14", de 8 boutons de sélection de chaînes dont les numéros sont pour certains effacés, de 2 faders pour la luminosité et le contraste, d'une molette de volume, d'un bouton de mise sous tension et d'une prise casque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-arriere.jpg"&gt;&lt;img alt="Arrière de la télévision avec un bouton à vis permettant de régler le voltage : 220 (sélectionné), 127, 240, 110. Une étiquette jaunie en bas à gauche indique « Type 14 B 621 /01 », « Secteur ~ 50 Hz », « 110 v - 127 v 220 v - 240 v », « 55 W », « Batterie 12 v 2 A ». 2 prises antennes orange et vertes dépassent au milieu." src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-arriere.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et à l'arrière on retrouve un câble électrique, une prise pour une batterie, un sélecteur de voltage, 2 &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prise_d%27antenne"&gt;prises antennes IEC&lt;/a&gt; orange et verte, et une étiquette avec le modèle inscrit : &lt;code&gt;14 B 621 /01&lt;/code&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En cherchant cette référence sur le web je n'ai rien trouvé en dehors d'une annonce sur Le Bon Coin et sur un site de location. Ça me permet tout de même de savoir qu'il s'agit d'un modèle de la fin des années 1970, en noir et blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-cote.jpg"&gt;&lt;img alt="Côté gauche de la télévision ouvert. Une carte électronique avec 8 règlettes verticales comportant une molette rouge sur le bas. La 2eme réglette a en son haut un bouton rouge. Les règlettes 4, 6 et 8 ont le même bouton mais en blanc." src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-cote.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le côté, un compartiment permet d'accèder à des molettes pour régler la fréquence de chaque chaîne. Les chaînes 2, 4, 6 et 8 ont également un bouton CAF (pour « &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Synth%C3%A9tiseur_de_fr%C3%A9quence"&gt;Contrôle Automatique de Fréquence&lt;/a&gt; ») réglable sur 4 positions afin de sélectionner la bande de fréquence. Du bas vers le haut, ces boutons permettent de sélectionner les bandes :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;code&gt;I&lt;/code&gt; : Canaux 2 et 4&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;code&gt;III impairs&lt;/code&gt; : Canaux 5 à 11&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;code&gt;III pairs&lt;/code&gt; : Canaux 6 à 12&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;code&gt;IV-V&lt;/code&gt; : Canaux 21 à 69&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Après avoir observé tout ça, j'ai nettoyé le tout.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Envoyer une image et du son&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Comme on l'a vu à l'arrière, pas de &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9ritel"&gt;prise péritel&lt;/a&gt; car cette dernière sera démocratisée dans les années 80. Il va donc falloir faire avec les prises antennes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me doute vu l'époque qu'une de ces prises gère la &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tr%C3%A8s_haute_fr%C3%A9quence"&gt;VHF&lt;/a&gt; (prise verte) et l'autre l'&lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ultra_haute_fr%C3%A9quence"&gt;UHF&lt;/a&gt; (prise orange). Et toujours vu l'époque, je me doute que cette télévision va surtout gérer le standard franco-français de l'époque : le &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%89CAM"&gt;SÉCAM&lt;/a&gt; L.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je teste rapidement avec un adaptateur bon marché qui ne fait que du &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Television_System_Committee"&gt;NTSC&lt;/a&gt; et &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Phase_Alternating_Line"&gt;PAL&lt;/a&gt; et… sans surprise j'ai un signal audio correct et un signal vidéo présent mais en négatif et déformé. La plupart des adaptateurs trouvables en ligne pour le grand public ne gèrent pas le SÉCAM.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais grâce à &lt;a href="https://forum.retrotechnique.org/t/modulateur-terra-mt47-vhf-uhf-pour-819-625l/82163"&gt;un forum retrotechnique&lt;/a&gt; je découvre que le &lt;a href="https://www.terraelectronics.com/product/tv-modulators-and-others/analog-tv-modulators/dsb-tv-modulators/dsb-tv-modulators/mt47/"&gt;Terra MT47&lt;/a&gt; permet ça. Je m'en procure donc un et le branche à ma prise orange via un adaptateur &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A2ble_coaxial"&gt;coaxial&lt;/a&gt;. En entrée il prend du &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Connecteur_RCA"&gt;RCA&lt;/a&gt;, relié à un appareil numérique sur lequel j'ai lancé un film.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-terra-mt47.jpg"&gt;&lt;img alt="L'adaptateur Terra MT47 dans son boitier en plastique blanc. Une led verte à gauche indique la mise sous tension. L'afficheur LED vert est réglé sur « 05 ». En bas 3 câbles RCA blanc, rouge et jaune sont branchés, puis un câble coaxial noir." src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-terra-mt47.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le règle en SÉCAM L sur la chaîne 5, allume ma télévision sur la chaîne 8 en ayant pris soin de régler le bouton sur la seconde position (Bande III impairs). Je fais tourner la molette pour régler la fréquence et…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-kiki-brouille.jpg"&gt;&lt;img alt="Image brouillée d'une vieille dame assise dans un fauteuil. Au fond à droite une vieille télévision." src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-kiki-brouille.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Victoire ! Voilà une image de l'anime « Kiki la petite sorcière » (sur laquelle figure d'ailleur aussi une télévision noir et blanc) !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'image est encore un peu brouillée mais avec quelques règlages de fréquence, luminosité et contraste, me voilà en train de regarder des films en noir et blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-retour-vers-le-futur.jpg"&gt;&lt;img alt="La télévision affichant une image noir et blanc de bonne qualité. Un extrait de Retour Vers Le Futur : Le proviseur sermonant Marty et Jennifer." src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/tv-philips-retour-vers-le-futur.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Usage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Depuis que ça fonctionne j'ai regardé quelques films avec. Même s'ils sont en couleur à l'origine je trouve que certains passent très bien en noir et blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon amoureux trouve que l'image est plus reposante pour les yeux qu'un téléviseur LED. On regarde donc parfois des séries avec.&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Mon, 12 Aug 2024 00:00:00 +0200</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2024-08-12:/article/television-philips-des-annees-70/</guid><category>réflexion</category><category>old</category><category>télévision</category><category>secam</category></item><item><title>Rétrospective sur mes années d'études</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/retrospective-sur-mes-annees-d-etudes/</link><description>&lt;p&gt;Cela fait bientôt deux ans que j'ai terminé mes études en informatique. Du coup je me suis dit que c'était le moment de faire une petite rétrospective sur ce que j'ai fait et appris durant ces 5 années.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Petit avertissement&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans cet article je vais parler enseignement de l'informatique en France, écoles privées… Je vais donner mon point de vue et le but de cet article n'est pas de taper sur telle ou telle école d'informatique, il y a de nombreux articles qui le font très bien et mon avis est que toutes ces écoles privées font plus ou moins la même chose et se valent pas mal.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;L'école&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;J'ai fait une école d'informatique privée car ça me permettait de rapidement faire de l'alternance et d'éviter certaines choses que je trouvais ennuyeuses dans d'autres circuits d'enseignement. Je me suis retrouvé dans une promotion d'une quinzaine d'étudiants, sur un petit campus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autant le dire tout de suite, les conditions d'enseignement étaient mauvaises mais plutôt classiques dans ces écoles-là : on doit apporter son propre ordinateur portable, les salles de cours n'étaient pas terribles, certains profs étaient peu pédagogues voire incompétents, etc. Mais il y avait quand même certaines choses sympa, pour la plupart portées par des étudiant·es.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;« Linux ? OK c'est rigolo, mais tu ne feras pas 5 ans avec » et autres bêtises&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Le premier jour, alors que les étudiants sont réunis dans une salle et que le directeur du campus nous fait son discours de présentation, ce dernier nous dit qu'il faut absolument un ordinateur avec telle quantité de mémoire, tel CPU et Windows 10. Un élève fait remarquer que je suis sur Linux et je confirme en disant que je ne compte pas changer, le directeur me dit alors « Linux ? OK c'est rigolo, mais tu ne pourras pas faire 5 ans avec à l'école », soit… Pourtant en 5 ans d'études ma machine n'a jamais vu une seule partition Windows sur aucun de ses disques, avoir un Linux ne m'a jamais posé aucun souci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est là que je veux expliquer quelque chose pour la suite : ce que je vais dire va sembler terriblement cliché mais ma vision de l'informatique n'est pas une vision costard-cravate dans laquelle un·e étudiant·e n'a pas son mot à dire. À l'époque j'avais déjà lu pas mal d'articles sur la philosophie que l'on retrouve derrière le mot « hacking », je considère que c'est l'informatique qui doit s'adapter aux humains et non l'inverse. Le programme d'étude nécessite d'imposer Windows aux étudiants ? Alors c'est sûrement un mauvais programme d'études qui fait du par cœur au lieu d'enseigner aux étudiant·es des méthodes de réflexion leur permettant d'utiliser plusieurs systèmes comme bon leur semble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par chance je suis tombé dans une promotion qui, même si tout n'était pas parfait, avait l'avantage d'être composée d'étudiants qui avaient un peu la même vision que moi sur ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Prendre des initiatives, tenter&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Avant de commencer les études supérieures j'avais déjà l'habitude de bidouiller de l'informatique et quand quelque chose ne me convenait pas de tenter des choses pour régler le souci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je m'attendais dans mes études à tomber surtout sur des gens ayant ce même état d'esprit que moi, des gens qui n'aiment pas laisser un problème courant non résolu. Mais au lieu de ça je me suis rendu compte que la majorité des étudiants ne faisaient que se plaindre sans ne serait-ce que tenter de mettre en place des solutions ou d'en discuter (c'était fort heureusement beaucoup moins le cas dans ma promotion que pour les autres étudiants du campus).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, la connexion internet du campus était en &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/VDSL2"&gt;VDSL2&lt;/a&gt;, limitée à environ 80 Mbps quand le vent ne soufflait pas trop fort. Durant de nombreux cours il fallait télécharger des &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Image_disque"&gt;fichiers iso&lt;/a&gt; de plusieurs Go et à chaque fois c'était le même manège : le prof ne prévenait pas à l'avance du fichier à utiliser, le jour J plusieurs étudiants se mettaient à télécharger le fichier en même temps, saturant ainsi la pauvre connexion en cuivre. Au bout de quelques jours les étudiants se sont mis d'accord pour qu'une seule personne télécharge le fichier et le passe aux autres via… une clé USB. Je me suis dit « Mais pourquoi personne n'a encore foutu un bête serveur &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/File_Transfer_Protocol"&gt;FTP&lt;/a&gt; sur ce campus pour y stocker les fichiers que tout le monde va utiliser de toute façon ? ». Au final la situation s'est conclue, comme ça allait en devenir l'habitude, par ces 6 mots : « Bon, du coup on l'a fait ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À l'inverse dans ma promotion une volonté de ne pas rester à rien faire s'est mise en place, je ne sais pas vraiment si c'est mon prosélytisme linuxien qui a un peu joué ou si au final nous ne nous sommes pas tous un peu influencés les uns les autres. En tous cas, on s'est vite rendu compte que si on voulait voir quelque chose arriver, il fallait le faire nous-mêmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour prendre un exemple concret : en ayant marre du Bureau Des Étudiants en place, des membres de ma promo ont décidé de récupérer le BDE et comme ils avaient besoin d'un outil pour organiser les événements ils l'ont codé. Ce n'était pas forcément le plus beau code écrit, ni le serveur le mieux configuré, mais ils ont mis leurs compétences en commun pour créer un outil qui répondait à leur besoin. Peu importe si des gens vous disent que tel langage aurait été mieux ou que votre design web est moche. Ce qui compte c'est que vous tentiez des choses, même si ça rate, même si c'est moche, même si on dit que ça sert à rien.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Assister aux cours&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Comme dans beaucoup d'écoles d'informatique, c'était souvent des étudiants d'années supérieures qui donnaient cours à des étudiants d'années inférieures. Que les étudiants donnant cours aient été compétents ou non n'était pas forcément la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus important pour moi durant ces cours était, comme souvent dans l'enseignement, l'implication du professeur. On faisait rapidement la différence entre un prof impliqué qui avait préparé son cours et aimait transmettre ses connaissances sur le sujet, d'un prof qui n'avait rien préparé, voire ne connaissait même pas le domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres cependant étaient vraiment très impliqués et ont réussi à nous faire apprécier des sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Niveau organisation j'ai rapidement mis en place des outils de travail en commun (« vos outils de communiste » disait le directeur du campus). Sur certains cours il arrivait que des étudiants soient très impliqués et attentifs et d'autres moins en fonction des sujets. Du coup nous avions un outil de pads collaboratifs pour nos prises de notes où chacun faisait une partie du travail, à la fin nous pouvions les relire, corriger et synthétiser pour en sortir un pdf pour nos révisions. Il nous suffisait ensuite d'envoyer ce pdf sur notre plateforme de partage.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Donner cours&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Et du coup oui, comme d'autres étudiants, j'ai eu l'occasion de donner cours moi aussi. J'ai donné le cours « Système Linux » (dans une école où 99 % des étudiants étaient sur Windows) à 2 reprises durant mes 4ème et 5ème années d'études. La première fois un cours de première année, puis un cours de 2ème année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon ressenti sur le sujet : j'ai vraiment beaucoup aimé ça. Partager des connaissances avec d'autres personnes est vraiment quelque chose que j'adore. J'ai tenté de rendre mes cours les plus agréables et instructifs possibles, j'ai tenté d'être le genre de prof que j'ai moi-même aimé avoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains profs faisaient des cours magistraux, d'autres des discussions ouvertes, certains faisaient beaucoup de travaux pratiques. Moi j'ai essayé de faire un petit mélange de tout ça. J'aimais rendre mon cours vivant à travers mes anecdotes personnelles et professionnelles, en donnant des travaux pratiques de cas concrets, ou parfois un petit défi amusant de sécurité à résoudre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois un collègue de promo passait voir comment se déroulait le cours et je saisissais l'occasion pour lui poser des questions devant les étudiants sur nos projets perso ou pro en commun. Cela permettait aussi aux étudiants de voir comment développeurs et adminsys travaillent ensemble. Et j'ai parfois fait de même en venant dans le cours de certains de mes collègues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je faisais aussi en sorte d'envoyer un mail avant le début du cours pour donner les pdf et fichiers utiles. Et un autre mail à la toute fin des cours pour donner des ressources permettant d'approfondir les sujets pour celleux qui le souhaitaient.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Quelques anecdotes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voici quelques anecdotes amusantes (ou pas) durant ces années.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;L'étudiant qui faisait comme à la maison&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Un jour, dans une salle au fond du campus, nous avons eu la surprise de découvrir un grand &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fourneau_(cuisine)"&gt;piano de cuisson&lt;/a&gt;. C'est ainsi que nous avons appris qu'un étudiant avait un double des clés du campus et s'en servait pour stocker des affaires personnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La même personne avait stocké des tonnes de cartons de cannettes de soda, qui ont rapidement périmé d'ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Le point médian, ce danger&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Un jour, je devais envoyer un mail à l'ensemble du campus pour une communication technique importante (je m'occupais du réseau du campus à ce moment). J'ai donc rédigé mon mail et l'ai envoyé à une responsable pour qu'elle le transmette (On devait faire comme ça pour validation et aussi car seuls les responsables avaient les droits d'envoi de mail sur les &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_diffusion"&gt;mailing list&lt;/a&gt; de l'école). Mon mail commençait par « Bonjour à tou·te·s » qui est &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Langage_%C3%A9pic%C3%A8ne"&gt;une formulation normale et inclusive&lt;/a&gt;. Quand mon mail fut transmis j'ai découvert qu'il avait été modifié sans mon accord pour retirer les points médians.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai trouvé ça assez irrespectueux de déformer un mail que j'envoie sans m'en parler avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du coup pour les futures communications, j'ai récupéré via un script toutes les adresses mails des différentes promotions et ai installé mon propre serveur de mailing list. Ainsi je pouvais envoyer les mails sans que ceux-ci soient modifiés sans mon accord.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Journées d'accueil des entreprises&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Ah ! Le safari des entreprises en milieu sauvage… heu scolaire ! Des journées durant lesquelles des personnes de différentes entreprises venaient sur le campus faire leur publicité et tenter d'appâter le dev et l'adminsys à grands coups de kakémono, flyers, stylos rigolos et autres goodies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En tant que premiers et 2ème années, nous étions assez naïfs pour penser que ces entreprises voudraient bien nous prendre en stage (y compris non rémunérés). Après tout elles étaient là pour nous donner une chance non ? Bien sûr que non, nous avons rapidement compris (de manière implicite mais aussi parfois de manière très explicite de la part desdites entreprises) que ces dernières ne daigneraient s'intéresser à nous qu'à partir de la 4ème ou 5ème année d'étude. À quoi bon donc s'embêter à aller voir des gens qui nous ont dit ne pas vouloir de nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons donc, pour la plupart dans ma promo, trouvé des stages et contrats dans d'autres entreprises à la fin de la 2ème ou 3ème année.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Arrive alors notre 4ème année. Et les entreprises s'étant déplacées lors de la journée d'accueil de s'étonner de ne pas nous voir venir à leurs stands (maintenant que notre chair est suffisamment tendre pour elles). Elles semblent s'en plaindre au directeur qui vient nous faire la leçon. Certains d'entre nous n'iront pas les voir, d'autres discuteront avec elles pour leur dire que l'année précédente ils se sont présentés à elles pour un stage mais qu'ayant obtenu un refus ils se sont tournés vers d'autres boîtes. Elles voulaient piocher des dev et adminsys qualifiés à pas cher en école, nous voulions des entreprises qui nous donnent notre chance, nos objectifs n'étaient visiblement pas les mêmes, tant pis (pour ces entreprises).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certaines de ces entreprises n'ont même pas pris la peine de répondre à certains de nos mails. Devant un flagrant manque de respect nous sommes beaucoup à ne pas avoir voulu travailler avec elles.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Le costume&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Durant les journées d'accueil des entreprises, le directeur du campus exigeait que tout le monde soit en costume (chemise, pantalon noir et chaussures de ville minimum, on avait le droit à la cravate), même les personnes qui n'allaient de toute façon pas voir les entreprises (vous vous souvenez de ce que je dis au début de l'article ? vision de l'informatique costard-cravate, tout ça…). Nous étions plusieurs à ne pas vouloir faire ça, mais il était très insistant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains ont quand même décidé de ne pas venir habillés ainsi. Pour ma part, j'ai eu envie pour une fois de le prendre à son propre jeu absurde, avec quelques années de scène derrière moi les costumes ne me font pas peur…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis donc venu ce jour-là sur le campus en costume : une chemise rose, un veston marron, un nœud papillon orange et un pantalon rouge. Quand il m'a demandé pourquoi j'étais ainsi j'ai répondu que j'avais mis un costume avec chemise, pantalon et chaussures de villes comme demandé. C'était assez drôle d'être la seule personne avec un costume coloré parmis tous ces pingouins en noir et blanc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À la fin de ma discussion avec un recruteur, le directeur lui a dit de ne pas faire attention à ma tenue étrange. Le recruteur lui a répondu quelque chose comme « C'est un geek original et extravagant comme beaucoup, mais il semble bien connaître l'administration système ».&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Conseils&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ici je vais lister quelques conseils pour les étudiant·es en informatique. Certaines personnes vont sûrement trouver ça prétentieux, mais je me dis que ça peut être utile à pas mal de personnes. Voici donc quelques conseils que j'ai eus, aurais aimé avoir ou que j'ai moi-même déduits durant mes années d'études.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Évitez l'élitisme&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;C'est un grand classique de nombreux milieux et l'informatique n'y fait pas exception.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m'est arrivé durant mes études de tomber sur d'autres étudiants qui voulaient garder jalousement leurs connaissances comme s'il s'agissait de ressources rares en quantité limitée. Ces gens-là, en plus d'être rapidement limités par leurs méthodes de partage de la connaissance, ne méritent pas qu'on leur accorde du temps, s'ils ne veulent pas partager la connaissance alors qu'ils restent dans leur coin. En informatique, comme dans d'autres domaines, on n'aime pas réinventer la roue et cela nécessite un accès à la connaissance et aux expériences de nos pairs.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Faites les choses « pour de vrai »&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;C'est vraiment quelque chose que j'ai constaté chez la plupart des étudiants : ils s'arrêtent à l'exercice du cours. Souvent je leur disais « Vous voulez savoir vraiment comment marche le web ? Faites votre site web, chez vous, exposé sur l'internet, on s'en fiche qu'il soit joli, faites-le », idem pour de l'adminsys, vous voulez savoir comment vraiment gérer un serveur mail ? ce cours ne va pas trop vous aider, installez votre propre serveur mail. Ce à quoi on me répondait souvent « Mais si je me plante je risque de mal recevoir mes mails » et bien oui en effet mais c'est aussi comme ça qu'on apprend, en faisant des erreurs.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Publie maintenant&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Dans la même lignée que le précédent. J'ai souvent vu certaines personnes créer des logiciels et « attendre qu'il soit vraiment prêt » pour les publier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le souci des perfectionnistes tellement perfectionnistes qu'ils finissent par ne jamais sortir leur logiciel. Car comme on le dit souvent « un logiciel n'est jamais vraiment terminé » et il est donc difficile de savoir quand en publier la première version. Si j'ai un conseil à donner sur ça c'est : faites les fonctionnalités de base, le cœur réellement utile de votre logiciel et publiez-le. Ensuite vous pouvez itérer en ajoutant de nouvelles fonctionnalités. Attention, ça ne veut pas dire qu'il faut sortir un logiciel avec plein de fonctionnalités pas finies, mais qu'il faut sortir un logiciel avec peu de fonctionnalités mais toutes stables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par exemple, si vous faites un site web qui permet aux membres d'être mis en contact pour échanger des biens, codez juste les fonctionnalités qui permettent de poster/supprimer une annonce et d'y répondre, rien de plus, ce sont là les fonctionnalités cœur de votre logiciel, la mise en relation pour l'échange d'un objet. Une fois cette première version publiée vous pouvez itérer en ajoutant la personnalisation du profil, un système de marque-page, des notifications par &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/RSS"&gt;RSS&lt;/a&gt; ou mail, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Votre cas n'est pas particulier&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Il m'est souvent arrivé d'entendre ça :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;« Alors on a besoin de faire A et B&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;– Ok voilà comment on fait pour faire cela&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;– Ah mais non nous en fait on a un besoin particulier qui fait qu'on peut pas utiliser les solutions habituelles »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait souvent, ce n'est pas que le besoin est particulier mais qu'il y a méconnaissance du fonctionnement des solutions ou des méthodes utilisées pour faire cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vos cas particuliers sont souvent bien plus communs et répandus que vous ne le pensez, c'est pour ça qu'il est important de bien lire les &lt;a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Request_for_comments"&gt;RFC&lt;/a&gt;, les normes, la documentation, de se renseigner sur les cas d'usage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors bien sûr il peut arriver que votre cas soit particulier, mais il faut bien penser à éliminer les autres possibilités avant d'en arriver à cette conclusion.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Il est plus probable qu'un problème vienne de vous plutôt que d'en face&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Ça c'est un problème qu'on rencontre souvent quand on débute et qu'on ne comprend pas bien comment fonctionnent certaines méthodes ou solutions. C'est le fameux « Oh les cons, ils ont pas pensé à cette option ! » ou le « Ah mais c'est complètement idiot de faire ça comme ça », souvent suivi par « Ah en fait je regardais pas au bon endroit » ou « Ah en fait vu la situation c'est pas si idiot de faire comme ça, ils ont raison ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Personnellement ça m'arrive souvent quand je suis en colère ou fatigué de tourner en rond sur un sujet. À moins de n'être expert·e dans le domaine (et encore) il vaut mieux partir du principe que le souci vient de nous et éliminer les hypothèses avant d'envisager que l'erreur puisse venir d'une personne en face.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Après il ne faut cependant pas totalement écarter cette hypothèse, il m'est arrivé de voir que finalement un souci ne venait pas de moi mais bien d'une erreur en face et de la part de personnes très compétentes, mais tout le monde est humain donc peut faire des erreurs, il ne faut pas l'oublier.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Votre vision du monde est biaisée, consultez l'avis des personnes concernées&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Dans les métiers de l'informatique et plus particulièrement quand on est développeur·euse ou adminsys il est commun que nos créations, nos infrastructures, notre code, aient un impact sur la vie de nombreuses personnes. Et il arrive souvent que l'on mette en place des choses sans réellement les comprendre ou pire en croyant les comprendre, en les voyant à travers nos yeux et en faisant des suppositions erronées. Or vu que dans notre société tout passe à présent essentiellement par l'informatique, on risque rapidement de tomber dans ce que Benjamin Bayart nomme &lt;a href="https://youtu.be/7VnJ_NiiHas?t=1622"&gt;« L'ordinateur fatal »&lt;/a&gt; et on fait ainsi de la maltraitance alors qu'on pourrait l'éviter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous voulez un petit aperçu du problème je vous conseille de regarder &lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=eJb3xYNcTzw"&gt;cette conférence « Comment les logiciels pourrissent ma vie »&lt;/a&gt;. Rappelez-vous que suivre un cahier des charges c'est bien mais le comprendre précisement c'est mieux.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Conclusion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;J'ai passé 5 ans majoritairement assis·e sur une chaise dans le but d'obtenir un papier sans lequel beaucoup d'entreprises ne m'auraient pas donné des tâches qui m'intéressent à faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a eu des moments sympa, des engueulades, des prises de tête avec l'école. Mais aussi des conneries mémorables, des fous rires, des idées étranges car bon fallait bien s'occuper un peu entre les cours (et pendant aussi souvent).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais comme nous avions rapidement compris qu'il fallait apprendre par nous-même plutôt que se reposer sur l'école, tout s'est plutôt bien passé pour nous. Ça m'a permis de faire de l'alternance dans une boîte sympa dans laquelle j'ai ensuite été embauché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc comme une bonne partie de mes études avant : un mauvais moment à passer mais à travers duquel on trouve des choses à faire pour s'évader et rigoler un peu.&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Sun, 04 Sep 2022 00:00:00 +0200</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2022-09-04:/article/retrospective-sur-mes-annees-d-etudes/</guid><category>réflexion</category><category>réflexion</category><category>informatique</category><category>rétrospective</category><category>école</category><category>études</category></item><item><title>Mon rapport aux notifications</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/mon-rapport-aux-notifications/</link><description>&lt;p&gt;Récemment je lisais un article dans lequel il était question des notifications de mails. Du coup ça m'a fait réfléchir à mon rapport aux notifications.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis quelqu'un qui, selon les marketeux, fait partie de « la génération digitale », une expression absurde inventée par des gens tout aussi absurdes pour dire que je suis né avec un ordinateur entre les mains et que donc en plus de savoir m'en servir de manière inée (surement grâce à une sorte de magie quantique des intertubes digitaux ?) je suis aussi en permanence connecté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et après tout je suis dans l'informatique, donc il serait normal de penser que mon téléphone m'envoie des notifications régulièrement au moindre mail, message sur des systèmes de communication, etc. Il n'en est rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'aime pas les notifications à outrance. Quand je vois le téléphone de personnes ayant des dizaines d'icônes dans la barre de notification, je n'arrive pas à comprendre comment iels peuvent s'en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Mes notifications&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les notifications sont un moyen d'attirer immédiatement l'attention sur un événement (réception d'un mail, alerte quand on administre des serveurs, etc). Or, je considère que quelque chose ne doit attirer mon attention immédiate que si cette chose est importante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc chez moi il y a très peu de notifications. Sur mon ordinateur je n'ai aucune notification pour des réseaux sociaux. Idem pour les mails, pas de petit son agacant ou de popup quand j'en reçois un, si je souhaite lire mes mails j'ouvre mon client mail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Idem sur téléphone, ma barre de notification contient au maximum 2 icônes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai déjà vu des collègues avoir un petit son aigu lors de la réception d'un mail. Je trouve ça agaçant. Et parfois certaines personnes s'offusquent qu'on ne lise pas leur mail envoyé dans l'heure. Si ton mail est si urgent alors c'est que ce n'est pas un mail qu'il fallait envoyer, ou alors tu l'envoies et m'indique en personne que tu m'as envoyé quelque chose d'important, en physique ou via un outil de discussion instantannée. Les mails sont asynchrones, ce n'est pas pour rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs fois on m'a dit que j'étais injoignable, mais c'est souvent car les gens vous considèrent injoignable si vous avez le malheur de ne pas être sur une des deux applications à la mode où ils sont (et qu'ils auront de toute façon quitté dans moins de 5 ans), pas car je ne consulte pas des notifications. Mais si, je suis joignable, je suis même joignable par 6 moyens différents au quotidien : IRC, XMPP, mail, SMS, Fédiverse, Twitter. Alors oui en effet, pas d'Instagram, de Facebook, ou d'autres saletés du genre. Même s'il m'arrive d'en utiliser j'essaye autant que possible de ne pas utiliser des outils et plateformes de capitalistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur mon téléphone j'ai les notifications des SMS et de XMPP, c'est largement suffisant. Si je n'ai que mon téléphone avec moi c'est que j'ai mieux à faire que de lire des notifications et donc seules les personnes ayant mon numéro ou mon XMPP peuvent me joindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur mon ordinateur j'ai un bureau (workspace linux) dédié à la communication, avec IRC, XMPP, Fédiverse, Twitter et malheureusement un machin propriétaire.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Et le monitoring alors ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;C'est pareil. Mon monitoring pour les serveurs envoie des mails mais aussi des SMS. Si quelque chose est assez grave alors je reçois un SMS dont j'ai la notification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En bref j'aime recevoir peu de notifications mais des notifications utiles.&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Sat, 27 Aug 2022 00:00:00 +0200</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2022-08-27:/article/mon-rapport-aux-notifications/</guid><category>réflexion</category><category>réflexion</category><category>informatique</category></item><item><title>Ces animés qui questionnent</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/ces-animes-qui-questionnent/</link><description>&lt;p&gt;Depuis quelque temps (années…) je regarde de plus en plus d'animés venus de ce chouette pays qu'est le Japon et je dois dire que je suis tombé sur quelques-uns qui posent des questions très intéressantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis très friand d’œuvres qui interrogent, qui bousculent les clichés et les conventions du dessin animé pour aborder un thème plus tabou ou plus inquiétant. Je vais donc lister ici les animés que j'ai vu ou que je compte voir avec un bref résumé accompagné de mon avis sur ceux-ci. Je tiens à préciser (est-ce utile ?) que certaines de ces œuvres peuvent être réservées à un public avertis en raison de scènes violentes. Quand je parle d'animé il peut s'agir de série comme de film d'animation, en espérant que cette liste vous fasse découvrir de nouvelles choses.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;I – Serial Experiment Lain (SEL)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;SEL n'est pas forcément le meilleur exemple pour commencer cette liste car très difficile à interpréter. Cet animé centré sur le personnage de Lain, une jeune fille solitaire, interroge sur le sens de la vie, la philosophie de cette dernière, la religion et l'avenir « humain » dans un monde interconnecté. Entre graphisme et musique très acide on voit le personnage évoluer entre deux mondes jusqu'à ne plus les différencier. Il s'agit vraiment d'une œuvre très intéressante mais l'ayant vu jeune je ne veux pas tirer de conclusion trop hâtive.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;II – Psycho Pass&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette série est réellement réussie que ce soit sur le plan du scénario comme de la réalisation audiovisuelle. Nous sommes directement plongés dans un japon futuriste qui s'est fermé au reste du monde et dont le taux de criminalité frôle le zéro et ce grâce à une « intelligence artificielle » capable de détecter les Hommes sur le point de commettre un crime (Oui un peu comme dans Minority Report). Le personnage principal est une jeune inspectrice de la brigade criminelle qui, devant ce système se passant à 90 % de l'intervention humaine, va bousculer ses idées lorsqu'un criminel ne peut être jugé par le système.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On s'attache vite aux personnages qui n'hésite pas à citer des philosophes afin d'appuyer leurs propos.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;III – Steins;Gate&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le début est plutôt long et ennuyeux c'est vrai, on fait la connaissance Rintaro Okabe (alias Hououin Kyouma) un savant fou autoproclamé qui tente de découvrir l'utilité de son téléphone à micro-onde. Rapidement la série s’accélère révélant un méli-mélo temporel génial à base de paradoxes et sentiments amoureux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut savoir que à l'origine ce projet est un jeu vidéo avec pour idée de base : 99 % de sciences et 1 % de fantaisie, à voir si on aime les univers paradoxaux et les voyages dans le temps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Credit image : &lt;a href="https://www.deviantart.com/drawthelegend/art/Divergence-Meter-Dreamscene-Steins-Gate-477295428"&gt;DrawTheLegend&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Wed, 20 Jan 2016 00:00:00 +0100</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2016-01-20:/article/ces-animes-qui-questionnent/</guid><category>réflexion</category><category>réflexion</category><category>anime</category><category>serie</category><category>art</category></item><item><title>Pourquoi hacker le système ?</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/pourquoi-hacker-le-systeme/</link><description>&lt;p&gt;On entend ce mot partout de nos jours : « Un hacker aurait dérobé les numéros de cartes des clients de telle banque » ou encore « Deux jeunes hackers achetaient des jeux vidéos sur le compte d'un supermarché ». L'image que tout le monde (et peut-être même toi) se fait des hackers est donc celle d'un vilain voyou (oui cette expression est démodée), derrière un ordinateur et tapant à toute vitesse sur son clavier en faisant défiler des chiffres façon Matrix pour vous dérober vos codes de cartes bleues (Hollywood a beaucoup d'imagination).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hé bien vous avez tout faux... Car cette image véhiculée par la télévision et autres médias obsolètes est totalement erronée. Il ne faut pas confondre « hacker » avec « pirate » ou « cracker », et c'est bien là le problème.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici donc une présentation de ce que sont les hackers et leur activité : le hacking.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;I – De l'informatique mais pas que...&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;À l'évocation du terme hacker on pense immédiatement au domaine de l'informatique. Il est vrai que ce dernier est propice au hacking mais celui-ci ne s'applique pas qu'aux ordinateurs : vous pouvez très bien hacker la cuisine, l'agriculture, la musique…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut définir le hacking comme étant la modification de toute chose permettant d'apporter une amélioration ou une adaptation à ses propres besoins. Le but premier du hacking est donc d'améliorer la vie quotidienne de chacun, on est bien loin du stéréotype du voleur de mots de passe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le hacker est un bidouilleur (c'est du moins le mot le plus proche en termes de sens), un passionné (ou non) qui cherche à changer un objet ou un concept afin de le simplifier et/ou l'améliorer. Prenons par exemple un objet incroyablement complexe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img alt="Épluche patate" src="https://toutetrien.lithio.fr/assets/images/articles/epluche_patate.png"&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Épluche Patate&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Oui, cet économe (ou épluche patate comme je préfère le nommer) n'est rien d'autre qu'un hack, celui d'Alfred Neweczerzel : ne trouvant pas pratiques les couteaux classiques pour éplucher les légumes il en a inventé un. Et aujourd'hui quasiment tout le monde se sert de cet outil. Le hacking permet l'innovation (je devrais même dire que c'en est un synonyme).&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;II – La recherche et l'apprentissage des compétences&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Contrairement à notre système éducatif qui nous inculque le par cœur et s'efforce de limiter la créativité, le hacker est en recherche permanente d'informations mais surtout de compétences. Le but est de trouver rapidement et efficacement une information ou une méthode pour pouvoir l'améliorer. Le hacker est donc d'un naturel curieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent le hacking a aussi pour conséquence d'automatiser une tâche, c'est pour cela que celui-ci est souvent lié à l'informatique.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;III – Le partage&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le partage est à la base du hacking, car il est totalement inutile et contre-productif de réinventer la roue à chaque fois, avant de se lancer dans un projet il convient de chercher à savoir si quelqu'un quelque part ne l'a pas déjà fait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et dans la même optique il est également important de partager ses recherches et améliorations afin d'en faire profiter les autres. Le hacking, la plupart du temps, engendre le partage et vice-versa.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;IV – Comment devenir un hacker ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Pas de panique donc si vous n'êtes pas un fou du code ou un bidouilleur du fer à souder, la seule limite est votre imagination et votre créativité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je dirais que la première chose à faire pour entrer dans le monde des hackers est de se questionner : se questionner sur tout, tout le temps. Se demander pourquoi telle chose fonctionne de cette manière et pas d'une autre, comment pourrait-on améliorer ceci ou réparer cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je vois parfois des enfants questionner leurs parents et se voir répondre des choses comme « tu sauras quand tu seras plus grand » ou « c'est comme ça ! » : et ce sont bien les pires réponses que l'on puisse donner, la curiosité est à la base même du hacking et les enfants sont pour la plupart curieux par nature, mais ils perdent cette curiosité à force de s'entendre dire « C'est comme ça ! ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut s'interroger sur notre culture, notre éducation, notre politique mais également s'interroger sur nos propres idées, confronter les points de vue.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;V – Alors pourquoi hacker le système ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Hé bien parce que beaucoup de choses ne fonctionnent pas ou mal, parce que beaucoup de domaines souffrent de cette opacité, ils sont difficilement compréhensibles par tous. Or il semble plus qu'important aujourd'hui que des choses comme la politique, l'économie, l'informatique soient facilement accessibles et compréhensibles pour tout un chacun, sans devenir expert dans le domaine mais en ayant la possibilité de pouvoir en comprendre le fonctionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me rappelle une discussion avec un ami : je lui racontais que j'avais du mal à comprendre un certain processus économique et celui-ci m'a répondu « Moi je le comprends, car je suis en ES, c'est normal que tu ne le connaisses pas vu que tu es en S donc évite de dire que ça ne sert quasiment à rien puisque tu ne le connais pas ». C'est à ce moment que je me suis dit « Comment se fait-il que quelque chose de si important dans notre vie en société ne soit enseigné qu'à certains ? » (Mais je pense que je vais réserver cette explication à un futur article).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut donc pas hésiter à hacker ni à devenir hacker quel que soit le ou les domaine(s), ça ne vous sera que profitable ainsi qu'aux autres !&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;VI – Quelques liens pour aller plus loin&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Je vous laisse ici une liste de liens intéressants sur le sujet, n'hésitez pas à m'en proposer d'autres (par commentaires, mails ou twitter).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=IcVe4mV9Ejw"&gt;L'histoire interdite du piratage (Film)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://www.youtube.com/watch?v=7ZBe1VFy0gc"&gt;The internet own boy (Film)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href="https://coreight.com/content/esprit-hacker"&gt;Coreight - L'esprit Hacker (Article)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;EDIT : Merci à Thomas et Lucas pour la relecture&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Credit image : &lt;a href="https://img0.mxstatic.com/wallpapers/870ef1b4a0b1bb2e530ea81b04d4155f_large.jpeg"&gt;maxisciences.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Wed, 12 Aug 2015 00:00:00 +0200</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2015-08-12:/article/pourquoi-hacker-le-systeme/</guid><category>réflexion</category><category>réflexion</category><category>hacking</category></item><item><title>Se lancer sur le Web</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/se-lancer-sur-le-web/</link><description>&lt;p&gt;Il y a quelque temps des personnes de mon entourage ont commencé à s'intéresser à la manière dont fonctionne un site web, à regarder des morceaux de code, à bidouiller des pages en HTML… Je me suis alors dit pourquoi ne pas partager ici mon expérience du web comme je la partage avec mes proches, expliquer la manière dont je me suis construit un petit espace sur la toile ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet article s'adresse donc à tous ceux qui veulent se lancer sur le web, mais aussi aux débutants qui veulent se faire une idée de la gestion d'un site web ou bien même à ceux qui veulent juste lire un article sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;I – Une passion&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'informatique et le développement sont avant tout une passion pour moi, j'ai toujours été fasciné par tous ces sites si variés consultables en 3 clics, ces informations disponibles pour tous, ces cathédrales numériques… Si vous voulez créer un site web il me semble que la passion et l'envie de réaliser ce projet sont des éléments indispensables !&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;II – Pourquoi tout coder soi-même ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;On me demande parfois « Pourquoi tu n'as pas installé un CMS comme Wordpress ou juste fait une page Facebook ? ». La réponse me semble évidente : comme dit précédemment c'est avant tout une question de passion et puis je souhaitais créer les choses par moi-même, développer des fonctionnalités, mettre les mains sous le capot. Vous aimez peut-être par exemple manger des gâteaux au citron et vous en achetez fréquemment au supermarché, mais vous préférerez toujours ceux cuisinés par vos soins ou par un proche. C'est la même chose en informatique, les développeurs sont comme des cuisiniers qui préfèrent les petits plats faits maison aux surgelés.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;III – Les outils de (Ré)création&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entrons à présent dans la partie plus technique du sujet, je vais donc expliquer comment j'ai créé ce site web à partir d'outils simples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai commencé par créer un petit site statique (c'est-à-dire sans base de données) sur mon ordinateur, j'ai appris à utiliser le HTML et le CSS à partir d'informations trouvées sur internet, en testant des choses. Pour cela j'ai utilisé Kompozer qui est un logiciel de mise en page spécialement conçu pour créer des pages web, ça n'était pas très beau ni très propre mais ça me plaisait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis j'ai voulu le mettre en ligne simplement pour pouvoir accéder à mon travail depuis n'importe où, j'ai donc cherché une solution d'hébergement gratuit (Car l'auto-hébergement c'est sympa mais après la facture d'électricité arrive). J'ai alors trouvé 000webhost et créé un compte. Vint alors le moment tant redouté : le choix d'un nom pour mon site ! (Cela amuse souvent les gens de nous voir coder sur nos machines sans problème quelle que soit la situation mais bugger complètement lorsqu'il s'agit de trouver un simple nom) Car oui trouver un nom est difficile, il s'agit de la manière dont le site, la personne, voir la marque est vu(e), mais comme dit plus haut je souhaitais simplement accéder à mon travail rien de plus : j'y mettrais tout et rien je l'ai donc naturellement nommé ToutEtRien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite je me suis intéressé au PHP et à ses applications avec les bases de données MySQL, j'ai construit un site de plus en plus dynamique et de plus en plus accessible. J'ai délaissé Kompozer pour NetBeans car avec le temps la visualisation immédiate de la page devient inutile : les développeurs sont comme les opérateurs de Matrix qui arrivent à voir l'intérieur de la matrice rien qu'en lisant le code source, sans le décrypter (j'adore cette analogie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La création d'un compte Twitter ainsi qu'un pseudo afin d'avoir une identité numérique simple et facilement reconnaissable est utile : &lt;a href="https://twitter.com/codeurimpulsif"&gt;Codeur Impulsif&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;IV – Logiciels et plateformes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Voici pour finir une petite liste (non exhaustive) des logiciels et services web utiles pour développer et que j'utilise plus ou moins quotidiennement (j'ai mis les systèmes sur lesquels fonctionnent ces logiciels ainsi que les liens pour les télécharger) :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;NetBeans : Un IDE complet et puissant (&lt;a href="https://netbeans.apache.org/front/main/download/index.html"&gt;Linux / Windows / MacOS&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Filezilla : Un client FTP simple et portable (&lt;a href="https://filezilla-project.org/download.php?type=client"&gt;Linux / Windows / MacOS&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Firefox : Le meilleur navigateur (selon moi) (&lt;a href="https://www.mozilla.org/fr/firefox/new/"&gt;Linux / Windows / MacOS&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Firefox Developer Edition : Tout est dans le nom (&lt;a href="https://www.mozilla.org/fr/firefox/developer/"&gt;Linux / Windows / MacOS&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;LibreOffice : Suite bureautique libre (&lt;a href="https://fr.libreoffice.org/download"&gt;Linux / Windows / MacOS&lt;/a&gt;)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les services web aussi sont importants :&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Une adresse mail publique : Important pour pouvoir vous contacter (Et c'est légalement obligatoire pour un site web)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Une licence Creative common : Pour préciser les droits d'utilisation de vos articles&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un compte Twitter : Pour se faire connaître et se tenir au courant&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Voilà vous savez tout, si vous voulez vous lancer dans l'aventure du web et que vous êtes motivé alors foncez ! Ce genre de projet est très enrichissant techniquement mais aussi d'un point de vue culturel, on en apprend tous les jours sur l'histoire de l'informatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N'hésitez pas à laisser un commentaire, critiquer, poser des questions…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Credit image : &lt;a href="https://web.archive.org/web/20200816220405/https://www.flickr.com/photos/photophilde/4527076709/"&gt;Photophilde&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Sun, 22 Feb 2015 00:00:00 +0100</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2015-02-22:/article/se-lancer-sur-le-web/</guid><category>réflexion</category><category>réflexion</category><category>web</category><category>code</category><category>html</category><category>css</category><category>php</category><category>sql</category><category>server</category><category>linux</category><category>firefox</category><category>hack</category></item><item><title>La neutralité du Net</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/neutralite-du-net/</link><description>&lt;p&gt;Internet est une grande invention : il nous permet de lire, apprendre, communiquer, s'informer, s'amuser, créer… Mais aujourd'hui certaines personnes estiment que tout le monde n'a pas le droit d'utiliser correctement le potentiel de ce réseau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous pouvez lire cet article, regarder des vidéos, écouter de la musique… C'est grâce aux différents serveurs inter-connectés à travers le monde et sur lesquels se trouvent ces informations. Les données transitent entre ces serveurs et votre ordinateur par le biais de câbles, et c'est justement au niveau de ces câbles que ça coince.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais pour mieux l'expliquer rien ne vaut une bonne vidéo (merci à &lt;a href="http://jcfrog.com/blog/la-neutralite-du-net-cest-relou-a-expliquer/"&gt;l'article de jcfrog&lt;/a&gt;) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi vous l'avez compris : pour avoir une connexion à internet non-bridée il faudra toucher au porte-monnaie. C'est pourquoi certaines associations se battent pour défendre cette neutralité du Net (comme &lt;a href="https://www.laquadrature.net/fr"&gt;La Quadrature Du Net&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://battleforthenet.com/"&gt;Battle for the net&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Credit image : &lt;a href="https://www.flickr.com/photos/picturenarrative/2928253196/in/photolist-5sL4E5-5ZCUys-i8XK3w-jVxCqB-5Xfnpb-5rgAeL-8BvpWY-8bNsPE-d9r4nE-bzxsgV-mxLYSM-bGoipv-61ZhAX-iTB8ux-ncEBxV-csH3q1-5rgvTC-6B6UFN-5dgwdt-csH3HY-csH3gE-dFd4B-a3YiUW-6ajKSY-83hssC-a3YiUJ-eZsH51-eZgwqx-ErM22-8xFkNv-8xJo7b-aEBzod-4rZwLq-6j1PB5-aka3A6-5sFFLZ-bue55U-6H84sg-eXoSSS-fxAwi7-68jFd-buuCKH-8Jmhvt-cHx6nd-6ys2P6-6tGtwS-akcQb3-akcQaY-aka3zR-aka2a8"&gt;picturenarrative&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Sun, 01 Feb 2015 00:00:00 +0100</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2015-02-01:/article/neutralite-du-net/</guid><category>réflexion</category><category>réflexion</category></item><item><title>De l'intuitivité des systèmes</title><link>https://toutetrien.lithio.fr/article/intuitivite-des-systemes/</link><description>&lt;p&gt;Un membre de ma famille m'ayant demandé de l'aide suite à l'acquisition d'un ordinateur équipé de Windows 8 j'en ai profité pour tester ce système dont j'ai entendu le plus grand bien (en temps normal j'aurais refusé car comme le dirait &lt;a href="https://ploum.net/"&gt;Ploum&lt;/a&gt; « &lt;a href="https://ploum.net/36-je-ne-suis-pas-un-numero-de-hotline-je-suis-un-geek-libre/"&gt;Je suis un geek libre&lt;/a&gt; », mais je souhaitais me faire un avis). Je fais donc ici part de l'expérience que j'ai eue de ce système.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour commencer il faut configurer la bête, je laisse faire le nouvel utilisateur en lui indiquant simplement de décocher certaines options tel que la géolocalisation et autres joyeusetés. Mais au moment de la création du compte utilisateur c'est la panique, un compte Microsoft est demandé alors que l'utilisateur n'en possède pas et ne souhaite pas en créer un, je découvre par la suite qu'il faut cliquer sur « créer le compte plus tard » puis sélectionner « compte local », une procédure plutôt étrange fort peu compréhensible par les utilisateurs novices et me rappelant bizarrement le principe de vente liée, mais passons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'aide ensuite à installer différents logiciels libres tels Firefox, Thunderbird, OpenOffice… Et c'est ici que survient le pire : j'aimerais savoir qui est le développeur de génie qui s'est dit que cela serait une bonne idée de créer une barre latérale qui surgirait à chaque fois que l'utilisateur dirigerait sa souris sur le bord droit de l'écran dans le but de fermer une fenêtre, l'empêchant ainsi de réaliser l'action désirée. Ce panneau est sûrement ce qui a le plus gêné le nouvel utilisateur, apparaissant sans raison à chaque déplacement de curseur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À ce moment une icône indique de faire des mises à jour, l'utilisateur accepte et je reviens donc... le lendemain matin, le système ayant mis quatre heures pour réaliser 90 mises à jours (chose qui me fait doucement rire me rappelant que j'ai mis à jour la veille une Debian qui a fait 105 mises à jours en 12 minutes). Après 5 redémarrages nécessaires à « configurer les mises à jour » nous pouvons continuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je tiens à préciser que je ne crache pas de manière trollesque sur Windows, mais sur le fait qu'il est impossible d'utiliser l'ordinateur lors des mises à jour et redémarrages intempestifs, quand un utilisateur démarre son ordinateur c'est pour l'utiliser dans l'immédiat et non attendre des heures de pouvoir s'en servir ; et sur ce point les systèmes de Microsoft ont toujours été et sont encore aujourd'hui très en retard.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vient alors le moment de passer à Windows 8.1, la mise à jour s'effectue et surprise : au redémarrage le système s'est permis de changer l'image de l'écran d'accueil ainsi que de supprimer le fond d'écran pour le remplacer par un autre, je trouve cela plutôt cavalier de changer les préférences de l'utilisateur sans son accord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;À ce moment vous vous demandez « Mais que va-t-il donc dire de l'interface métro, qui est l'image même de ce système ? »... Hé bien je dois dire que j'ai trouvé cette dernière plutôt élégante et simple, cependant il faut reconnaître que celle-ci a été conçue pour des appareils tactiles et de par ce fait se prête mal à une utilisation classique, notamment les fastidieux mouvements de souris nécessaires à la parcourir afin de rechercher les programmes, elle ne représente donc pas encore une alternative viable au menu Démarrer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà donc l'expérience que j'ai eue de ce système, un environnement peu intuitif et difficilement compréhensible par un utilisateur lambda. J'entends souvent dire que Linux n'est pas facile d'utilisation et requiert un niveau élevé en programmation, ce qui est bien sur totalement faux, bien au contraire [&lt;a href="#note-1"&gt;1&lt;/a&gt;]. Mais quand je vois Windows je me demande comment ces personnes peuvent avancer de tels propos alors que l'utilisation et la compréhension de ce dernier est si fastidieuse. De plus je ne supporte pas un système qui respecte si peu de standards, même la lecture d'une vidéo au format AVI est impossible avec le lecteur installé par défaut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Microsoft ne semble pas tenir compte des avis des utilisateurs et c'est bien dommage pour un système qui en compte autant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Peut-être changeront-ils leurs habitudes un jour... Ou bien le manchot prendra leur place...&lt;/p&gt;
&lt;h6 id="note-1"&gt;[1] Malgré ce qui se dit en ce moment concernant &lt;a href="http://linuxfr.org/users/sam_from_ms/journaux/un-billet-de-reflexion-sur-l-echec-de-linux-sur-le-desktop"&gt;Linux sur le Desktop&lt;/a&gt;, je rappelle que des villes entières utilisent Linux sur le Desktop (comme &lt;a href="http://linuxfr.org/users/sam_from_ms/journaux/la-ville-de-gummersbach-vient-de-terminer-sa-migration-linux"&gt;Munich et Gummersbach&lt;/a&gt;).&lt;/h6&gt;
&lt;p&gt;Credit image : &lt;a href="https://www.flickr.com/photos/maximebf/7992877386/"&gt;Maximebf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><dc:creator xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">Codimp</dc:creator><pubDate>Mon, 25 Aug 2014 00:00:00 +0200</pubDate><guid>tag:toutetrien.lithio.fr,2014-08-25:/article/intuitivite-des-systemes/</guid><category>réflexion</category><category>réflexion</category><category>windows</category><category>system</category><category>geek</category><category>user</category><category>linux</category></item></channel></rss>